La fête du fil à Labastide Rouairoux

Un temps radieux pour cette journée du 15 Aout qui a été le complément agréable d’une journée bien sympathique. Les puces des couturières s’étaient installées en plein air et l’immense jardin permettait une visite facile et sans bousculade. Nous avons ensuite été revoir le musée du fil. Hélas l’usine a fermé et il ne reste plus que le musée et ses extraordinaires et très complexes machines soigneusement préservées et entretenues. J’adore ces machines impressionnantes  de robustesse et qui effectuaient  magnifiquement des tâches compliquées sans le secours du moindre ordinateur.

Mais ce soir j’aimerais vous parler surtout de l’émerveillement que j’ai ressenti en contemplant l’exposition de l’atelier Indra.

Au départ de cet atelier une histoire d’amour entre un couple de français et l’Inde. Ils ont voulu donner du travail aux femmes de Pondichéry et petit à petit le petit atelier de brodeuses du départ a grandi  et actuellement il assure du travail à 265 femmes. Leur histoire, les bénévoles qui encadrent les expositions vous la raconteront. On ressent leur amour pour ces femmes, pour leurs oeuvres. Un monsieur m’a gravement expliqué la technique d’application…. une technique que je comprenais bien mieux que lui étant donné mon goût de l’appliqué-  naturellement je ne le lui ai pas dit.

Mais j’ai été attendrie par son désir de nous faire comprendre à la fois la nature du travail et l’histoire qui se cachait derrière chaque tableau, légendes, traditions.

Naturellement nous avons de l’Inde une image qui est peut être simplement une image d’Epinal:  des éléphants surmontés de palanquins  dans lesquels se prélassent des radjah couverts de bijoux . Et dans la jungle touffue  volètent des oiseaux multicolores.
Eh bien les broderies de l’atelier indra m’ont donné  cela.

éléphant de la reine

Je voudrais vous dire à quel point j’ai été émerveillée de la perfection et de la finesse de ce travail. Les tableaux sont réalisés avec une combinaison d’applications en broderie perse et de broderies. Le point d’application fait à peine 1mm de large ce qui permet de mettre garder tout le relief et l’expressivité du dessin. Les oiseaux volent, les fleurs vivent, les personnages semblent réels. Toute la grâce, la poésie et la fantaisie de l’âme indienne se retrouvent là. J’ai préféré les oiseaux et les fleurs, probablement parce que j’adore les oiseaux et les fleurs, mais les scènes de la vie quotidienne, sont superbes aussi.

Naturellement un travail d’une telle finesse, même réalisée par des mains agiles et entraînées demande beaucoup de temps…. plus d’une année  dans certains cas, un nombre d’heures de travail qui donne le vertige.

gazouillements du soirf

Tout est vendu au profit des femmes de Pondichéry. Et les prix demandés sont plus que raisonnables si on considère l’investissement des brodeuses.

Nous n’avions pas le droit de photographier, mais une bonne partie des oeuvres proposées sont sur le site  http://www.atelier-indra.org/fr/Indra.

J’en reproduis deux ou trois, mais n’hésitez pas à aller voir les autres.
Et si une des expositions proposées a lieu près de chez vous n’hésitez pas à aller les voir « en vrai ». Cela vaut le déplacement.

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Une réflexion au sujet de « La fête du fil à Labastide Rouairoux »

  1. patricia

    Merci Denyse pour ce bel article sur l’exposition de l’atelier au fils d’Indra. C’était un vrai plaisir que de présenter ces toiles indiennes à la Fête du Fil, mais aussi de faire découvrir au public cette association qui amène du travail aux brodeuses de Pondichery. Les bénévoles se sont tous très investis pour cette bonne action. Patricia (Organisation Fête du Fil).

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