Festivalaine 2019

Ce week end, comme tous les ans avait lieu à Labastide Rouairoux le festival de la Laine.

Il faisait un temps radieux, la température était douce et il était bien agréable de se promener dans le village et le square. Il y avait même  de beaux ânes robustes et amicaux et équipés d’une curieuse selle de bois, prêts à nous emmener .

L’exposition est moins populaire que la grande fête du 15 Août,- peut être du fait de la saison tardive-  et c’est bien dommage. Peu d’exposants, mais de bien jolies choses en laine mohair ou autre et surtout comme à l’accoutumée de vieux outils servant à filer et tisser ces laines qui ont fait la réputation de la région.  C’est toujours un bonheur pour moi de voir des lainages authentiques, en laine véritable, des chaussons de peau douillets, des châles, des écharpes, tous vêtements destinés à vraiment protéger du froid – ce qu’ils font bien plus efficacement que nos synthétiques.

Cette année en plus  il y avait une exposition temporaire destinée à mettre en valeur la collection Lescure. Ce Monsieur qui était l’âme de la « Moutonnerie » de Mazamet a collectionné toute sa vie tous les objets qui pouvaient célébrer la laine, outils ou même bibelots. Une partie de son immense collection a été rachetée par le musée qui va sans doute organiser une salle destinée à  les exposer.

C’est avec un peu de nostalgie que nous avons revu des outils qui avaient enchanté mon enfance! ces cardeuses « balancelles » que le tapissier amenait à la maison chaque année pour carder la laine qui rembourrait nos matelas, les beaux rouets et dévidoirs  de nos grands mères,  et jusqu’à ces bidons dans lesquels on collectait le lait lors de la traite du soir.


Quelques objets très amusants comme un jeu d’échec dont les pièces avaient été remplacées par des moutons déguisés en rois ou en tour – un jeu offert à son grand père par son petit fils… Car nous a-t-il dit, » nous cherchions toujours à lui faire des cadeaux en rapport avec la laine sa grande passion. »
Lorsque je  voit ces outils qui nous semblent si primitifs aujourd’hui je me sens toujours émerveillée: leur robustesse défiait le temps et c’est grâce à eux que pendant des siècles on a confectionné ces tissus d’une qualité inégalable  dont on vendait encore quelques rouleaux . Si toutes nos belles machines esclaves de l’informatique et de l’électricité tombaient en panne, nous aurions sans doute bien de la peine à nous en servir. Et pourtant!

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