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Kimono d’hier et d’aujourd’hui

Mon amie Doreen  a partagé avec moi les photos qu’elle a reçues de cette extraordinaire exposition de kimonos. Des dizaines de photos. J’ai voulu trier et n’en présenter que quelques unes mais comment décider?  En fin de compte je n’ai réussi à en éliminer que quelques unes, généralement pour des raisons techniques. J’espère que cette accumulation d’images ne vous découragera pas!

Je vous ai traduit l’affiche  qui présentait l’exposition:

Le kimono est un vêtement emblématique. Pour le japonais il incarne la culture et la sensibilité nationale. Pour d’autres, le kimono est un vêtement exotique. Il symbolise le statut et le fait que sa forme soit demeurée inchangée au cours des siècles signifie que le kimono est souvent perçu comme traditionnel, intemporel, immuable Cette exposition va aller à l’encontre de cette conception, montrant que ce vêtement est fluide, et influencé par la mode aussi bien au Japon qu’ailleurs.

Le mot kimono signifie simplement «  la chose à porter ». Ce vêtement a une histoire qui remonte à plus de mille ans. Dés 1615, au commencement de lère Edo, chacun portait un kimono indépendamment du sexe et du statut social. Au milieu du 17ème siècle une culture de la mode commença à émerger à Kyoto, centre de la production du textile de luxe. C’est à cette époque que le kimono commença à être importé en Europe et il eut un impact immédiat sur le style des robes. Aujourd’hui encore l’influence globale du kimono continue à se faire sentir sur les défilés de mode autour du monde

 

 

Plissés et autres techniques de relief

L’exposition de Balma comportait une série de patchs réalisés avec des techniques de relief.

Elles s’en étaient données à coeur joie et  toutes les techniques de relief étaient représentées! Yoyos, plissés, tressés, etc.

Hélas cette salle si belle mais éclairée à la lumière artificielle ne se prêtait pas aux photos et les miennes sont donc plus que médiocres ce dont je m’excuse auprès des artistes!

Lorsque j’ai commencé le patch je croyais que la seule façon de donner du relief à mon travail était de matelasser.  J’ai vite réalisé que les quilteuses ne s’étaient pas contentées de ça et avaient cherché à améliorer l’aspect tri-dimensionnel de leur travail. Le trapunto et autres boutis  sont déjà assez efficaces, mais elles voulaient davantage encore.

Pendant longtemps je n’ai connu que 2 techniques. La première était celle du Cathedral Windows. On obtient des résultats très intéressants mais c’est long à faire et consomme énormément de tissu. L’avantage est qu’on peut ajouter une épaisseur de mousse dans chaque carré qui le rendra plus chaud. Et  nos chutes peuvent égayer les fenêtres. Je l’ai beaucoup utilisé essentiellement pour réaliser des dessus de voiture pour les landaus de bébé.

J’ai aussi découvert  ce qu’on appelait  » Prairies Points » et ça m’a enchantée. C’est facile et amusant à faire.  C’était destiné à faire des bordures à l’aspect dentelé et qui changeaient agréablement des biais rectilignes et trop sages à mon goût.

Il y avait aussi des techniques qu’on utilisait à l’occasion pour obtenir un effet spécial :  les yoyos bien sûr mais aussi les ruchés  qui servaient aux dames de Baltimore pour rehausser les fleurs de leurs appliqués. On peut ajouter les smocks qui décoraient la plupart des robes de petites filles et sont une source importante de fantaisies en relief.

Plus tard j’ai découvert les pliages japonais.

Si leur aspect est proche de celui du Cathedral Windows ils ont l’avantage d’être beaucoup plus faciles à faire.

De plus on peut modifier la forme de base carrée, faire des triangles ou des hexagones ce qui les rend faciles à utiliser. On peut aussi les garnir d’une épaisseur de mousse pour la chaleur. Par contre ils ont beaucoup moins de relief que le Cathedral Windows.

Et pour rester  au Japon on a adapté au tissu certaines techniques d’Origami.  Les fleurs ont sans doute été les adaptations les plus populaires, mais on peut utiliser d’autres motifs.

Le quilt marin par exemple utilise des  poissons en pliage ce qui  évite les longues heures passées à les appliquer et donne beaucoup de relief à l’ensemble

Lorsque ma fille s’est installée en Angleterre et que j’ai fréquenté les clubs et expositions de ce pays J’ai découvert  le « Somerset Patchwork » que les anglais utilisaient intensivement et qui permet des tas de variations. selon qu’on met les pointes les unes en face des autres ou qu’on les décale C’est simple à réaliser même si cela exige du soin et de la précision pour que le résultat soit parfait. L’inconvénient est que le nombre d’épaisseurs de tissu impliquées le rend lourd et un peu rigide. Il vaut mieux le réserver à de petits ouvrages,

pointes alignées

pointes décalées

C’est semble-t-il aussi le Royaume Uni et plus particulièrement l’Ile du Man qui a découvert les blocs de patchs réalisés en pliage. Au lieu de coudre les bandes les unes à côté des autres on les pose pliées à l’emplacement convenable . Naturellement chaque bande est sécurisée dans sa position. Mais là aussi l’avantage est qu’il n’est pas nécessaire pour  réussir qu’on soit une couturière expérimentée. cette technique de pliage peut être adaptée à d’autres blocs simples et à une époque on l’employait beaucoup pour faire des blocs miniatures destinés à décorer les arbres de Noël.

Plus récemment sont apparues les planches à plisser. 

Plisser les tissus se fait depuis des centaines d’années. Plis plats, plis creux et le fameux plissé soleil étaient courants sur les vêtements. On pouvait les faire à la maison et je me souviens de ma mère, mètre  ruban dans une main, épingles dans l’autre, mesurant les distances nécessaires pour faire un pli parfait qui serait ensuite fixé au fer. Les pressings pouvaient exécuter ces plissages à la demande . Au départ elles utilisaient de grands gabarits de carton, puis on fabriqua des machines munies de pinces.  On vendait aussi dans les magasins des tissus déjà plissés. Un monde aujourd’hui disparu.

Mes planches à plisser me sont venues d’Australie. Comme la broderie au ruban – ex broderie rococo- il semble que le plissé ait été réinventé dans cette partie du monde et on a créé de petits métiers à l’usage des quilteuses. Je me suis énormément amusée avec car on peut retravailler les plis obtenus pour les déformer, les perler etc.
Il y a d’autres manières d’introduire du relief dans les patchs, je n’ai passé en revue que les plus utilisées.  Je regrette que la mode en semble un peu passée. Or y a quantité d’usages qu’on pourrait en faire

Les 30 ans du club de Balma

Je suis allée hier matin visiter l’exposition que le club de Balma avait organisé pour fêter les 30 ans du club. Une salle immense et superbe dans laquelle les nombreux quilts étaient à l’aise. Un  accrochage savant permettait d’admirer chaque patch  » de près et de loin »  ce qui est bien agréable. Un seul bémol à mon sens: cette salle aux murs sombres ne bénéficie que d’un éclairage artificiel. Dommage. J’aurais aimé voit tout cela inondé de lumière naturelle .

Dés l’entrée 2 grandes pancartes racontaient l’histoire de ce club qui est un des plus anciens de Toulouse. 

entouré de quelques quilts datant des débuts du club.

Comme d’habitude j’ai photographié au hasard de ma marche. J’ai négligé certaines pièces car la lumière des spots « brûlait » les couleurs. Mais a visite réservait de très jolies surprises. 

de délicates broderies

 

des sashikos . j’ai été heureuse de voir 2 jolies pièces consacrées à cet art japonais trop souvent négligé.

Des oeuvres naïves parfois très élaborées

des créations originales

Il y en avait beaucoup d’autres. Je n’ai pas eu le temps de tout classer. Je m’efforce d’atténuer les effets des spots et ce n’est pas facile! Vous les verrez la semaine prochaine. Mais ne manquez pas d’aller visiter l’exposition: un quilt est toujours plus beau  » en vrai ».

Salle de l’Odyssée jusqu’au 3 Octobre de 11 à 18 heures

South African National Quilt Festival!

Erreur, erreur! Je vous avais présenté ces quilts comme provenant de Birmingham Et mon amie Doreen me dit que les photos qu’elle a envoyées n’en proviennent pas. Comme elle ne précisait rien dans son  mail et m’avait promis des photos de Birmingham, je ne me suis pas méfiée. Naturellement ça n’ôte rien à la beauté des pièces mais il est normal de rendre à cesar ce qui lui appartient. …. il y avait certainement des douzaines d’autres  quilts tout aussi intéressants.Je vous les met dans le désordre…Je serais bien en peine de dire lequel est mon préféré!

Saint Nicolas de la Grave

Vendredi nous sommes allées visiter l’exposition de Saint Nicolas de la Grave

Ce très beau village ancien avec sa place et ses arcades peut se vanter d’avoir une des plus belles salles d’exposition que j’ai vues, la salle Jules Fromage. Un lieu immense dans lequel les dizaines de magnifiques  quilts présentés se trouvaient à l’aise et pouvaient être admirés en toute tranquillité.

Plusieurs thèmes regroupaient une bonne partie des quilts:

Un challenge tissu qui avait mis les couturières au défi d’utiliser un tissu noir et blanc à grand motif assez peu fait semble-t-il pour le quilt. Eh bien, tous étaient différents et avaient réussi à mettre en valeur avec astuce ce tissu insolite! Le plus amusant était certainement celui qui combinait harmonieusement ce tissu et des tissus africains,

 Dans ce club  on ne néglige pas la relève: les enfants avaient réalisé de petites pièces  – essentiellement en collage, il ne faut pas trop en demander- pour  apprendre à utiliser notre matériau favori.

Les saisons avaient aussi  été source d’inspiration….

  • Le club s’enorgueillit de compter trois nonagénaires dont les quilts ornaient la scène.

Tous les styles étaient représentés avec talent:

Du  très classique

au contemporain

en passant par l’appliqué

et bien sûr le coin des enfants.

Une très jolie présentation favorisée par l’espace disponible. Nous avons passé une très bonne après midi qui nous a permis d’affronter dans la sérénité les inévitables embouteillages du retour!

 

L’expo est finie

L’expo s’est terminée  pour la fête des mères. Un public passionné qui est resté des heures à tout examiner et à poser des  questions. Tous ces contacts si sympathiques m’ont fait énormément de plaisir. Le clou de l’exposition n’a pas été un de mes quilts anciens mais une robe que j’avais fait pour ma fille Chantal …. il y a déjà plus de 30 ans ce qui fait que si elle n’est pas encore antique elle est au moins vintage!

J’étais restée perplexe lorsqu’elle m’a demandé ce cadeau de Noël et j’ai profité de l’occasion pour faire des tas d’expériences .

Ma grand mère m’avait enseigné ce qu’on appelait alors la « dentelle de Milan », une dentelle à l’aiguille  faite à partir  d’un lacet bâti sur de la toile d’architecte ( une toile raide comme celle qui garnissait les vestons) . Le lacet était devenu introuvable et internet ne permettait pas encore de faire  des recherches hors de la France. J’ai donc décidé d’utiliser un lacet fin et flexible  qui a l’avantage d’ajouter de la couleur à l’ensemble.

J’ai continué à utiliser le lacet  pour créer des formes. Celui-ci est plus rigide mais le relief obtenu est très intéressant. J’ai aussi fabriqué de petites fleurs au crochet pour décorer les coutures en lieu et place de la broderie.

Et enfin j’ai expérimenté la broderie sur velours. Le velours est difficile à broder puisqu’on ne peut pas utiliser un dessin qui servirait de repère, j’ai donc utilisé un canevas dont j’ai ensuite enlevé les fils.

Nos grands mères contournaient la difficulté en faisant de merveilleuses peintures sur velours. Là aussi j’ai commencé à faire des expériences mais je n’ai pas encore eu le temps d’approfondir.

Pendant l’exposition sont arrivés les tout premiers exemplaires de « Créez votre Patchwork » un livre que Mireille Boss, alors présidente de France Patchwork, avais publié  il y a très longtemps en noir et blanc et qui était épuisé. Je l’ai mis en couleurs ce qui a demandé des heures et des heures de travail car il fallait refaire tous les dessins et moderniser un peu la présentation.  Le peu d’exemplaires que j’avais est parti très vite et j’étais ravie car c’est vraiment un ouvrage sur les techniques de base du patch  et j’avais peur d’en rebuter plus d’une.

Un coup d’oeil sur l’expo

Bonjour

L ‘exposition a commencé sous un ciel radieux et la température était si douce que nous avons pu faire le vernissage dans le jardin. Le maire d’Avignonet et la présidence de la délégation FP nous avaient fait la gentillesse de venir et les membres du club avaient déployé leurs talents culinaires pour les régaler.

La salle est petite mais remplie d’autant de quilts que nous avons pu en mettre. Tous ceux de ma collection bien sûr et aussi quelques pièces faites par moi pour garnir les grilles – les femmes victoriennes voyaient grand et la plupart des quilts n’auraient pas tenu sur les grilles. j’ai réalisé avec horreur que mes quilts datant d’une trentaine d’années commençaient d’ailleurs à faire partie des antiquités!

Des visiteurs passionnés qui ont regardé tous les détails posé des tas de question. La plus fréquente est  » savez – vous d’où vient le quilt et qui l’a fait », question que j’ai du malheureusement laisser sans réponse puisque ces quilts avaient atterri chez les brocanteurs après avoir été sans doute dédaignés par les personnes qui en avaient hérité! Avec moi, avec nous ils ont retrouvé une famille qui les apprécie à leur juste valeur.

Voici quelques photos prises en vitesse, j’essaierai d’en prendre d’autres bien qu’on nous ait promis le déluge pour ce week end et nous en avons eu un bel aperçu hier!

2 exceptions: deux quilts anglais

3 femmes, trois styles complètement différents

Colomiers 2019

La semaine dernière avait lieu l’exposition de Colomiers et nous avons bien sûr été la visiter.

Une superbe salle, bien garnie de patchs, mais qui ne donnait pas cette impression d’entassement à tout prix qu’on ressent  parfois. L’espace ainsi préservé permettait à chaque quilt d’être mis en valeur et vu à loisir. Un seul regret, un éclairage insuffisant malgré les efforts des exposantes – mais naturellement elles ne peuvent pas obliger la mairie à éclairer!

Beaucoup de quilts « classiques », mais moi j’aime ça d’autant que la plupart étaient superbement faits, avec beaucoup de matelassage  main très soigné. Beaucoup de très grands quilts ce qui était aussi bien agréable parce que le dessin a toujours plus d’impact sur une grande surface. C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai fait plusieurs fois le tour de la salle, photographiant, comme je le fais toujours un peu au hasard…. ce qui ne signifie pas que les autres n’auraient pas mérité que je les prenne- je n’ai d’ailleurs pas manqué de les admirer au passage.

Le club de Colomiers fait vraiment du super travail et Je vous laisse admirer le résultat.
Des carrés pas si classiques que ça

Les étoiles, ça fait toujours de magnifiques patchs

Ce qu’on fait quand on ne parvient pas à se décider entre plusieurs blocs hihi

N’oublions pas nos villages

les papillons sentent le printemps

Vous avez dit hexagones

Encore un quilt très simple qui vaut par le contraste avec le fond blanc et la perfection de l’exécution

Les tissus japonais n’avaient pas été oubliés

Et pour finir ce quilt très astucieux qui simule le 3 d tout en étant très simple à réaliser.

Puces de Roques

Dimanche, comme chaque année  la salle des fêtes de Roques sur Garonne accueillait les puces des couturières.  Le lieu est très agréable, on peut se garer facilement, l’accueil est chaleureux et les stands proposent des tas de merveilles. L’avantage avec ces puces étant qu’elles sont dédiées totalement à ce qui tourne autour de la couture .

Cela élimine certains stands sans rapport avec le sujet comme cela se passe parfois à d’autres endroits . On ne trouve pas non plus de marchands qui viennent vendre leurs tissus ou leurs kits. Certaines peuvent le regretter mais pour moi c’est un atout supplémentaire. Ici on trouve les vieux trucs qu’on ne trouve plus dans le commerce et qu’on a vainement cherché ailleurs tout simplement parce qu’ils n’existent plus ou ne sont plus commercialisés.

Bien sûr il y a des tissus. Nous avons toutes tendance à remplir nos armoires et il faut parfois faire un peu de délestage…. pour pouvoir continuer à acheter.

accessoires , dentelles,livres. Certains accessoires m’ont semblé avoir une double utilisation: décorer nos quilts…. ou orner les chevelures de nos filles!

J’ai remarqué une boite entière de fils de couleurs…  avez vous remarqué que nous n’avons jamais dans nos réserves la bonne couleur de fil?

 

l’incroyable collection de boutons d’Annick. Je dois me retenir chaque fois parce que je les lui achèterais bien tous. Les beaux boutons semblent avoir disparu des rayons des merceries.

Sur la scène étaient exposés quelques beaux quilts réalisés par les membres du club de patch. J’avais pris d’autres photos mais j’ai du partir en catastrophe le matin, j’avais oublié mon appareil photo  et je manipule assez mal mon téléphone: plusieurs étaient trop floues pour être utilisées.  Dommage ils auraient mérité d’être mieux vus.

J’espère que nous aurons l’année prochaine d’autres puces aussi réussies.