Voici les dernières photos. Le soleil se couche sur l’exposition.
Encore des styles très variés et des idées originales!
Et la Passacaglia a conquis aussi l’Afrique du Sud!









Voici les dernières photos. Le soleil se couche sur l’exposition.
Encore des styles très variés et des idées originales!
Et la Passacaglia a conquis aussi l’Afrique du Sud!









Quelques photos de plus…











amours d’éléphants
Mon amie Doreen vient de me faire parvenir une série de photos incroyables prises lors d’un festivl organisé par les quilteuses d’Afrique du Sud – le Siyadala Quilt Festival de Port Elisabeth. Ce festival est un des grands évènements du quilt en Afrique du Sud . Cette année il a eu lieu dans un endroit magnifique, le Collegiate High School pour filles.


Une série de merveilles réalisées par les meilleur(e)s artistes d’Afrique du Sud . Il y avait aussi un département réservé aux » Tent Makers du Caire » dont je vous ai déjà parlé et dont le merveilleux travail est justement reconnu. (https://www.patchwork-perles-broderies.com/blog/wp-admin/post.php?post=1936&action=edit)
Eh bien voilà, c’est fini, nous avons décroché hier soir et les murs de l’ESCAL semblaient bien nus sans nos quilts. Même les papas qui accompagnaient leurs enfants au judo l’ont noté et ont exprimé leurs regrets.
Nous avons beaucoup apprécié le lieu qui permet de bien voir les patchs et de prendre du recul, ce qui n’est pas le cas partout. Et les responsables de la médiathèques ont été adorables avec nous, nous apportant une aide souriante, amicale et efficace qui a rendu cette quinzaine très agréable.
Plusieurs classes ont visité l’expo et j’ai été émerveillée de leur intérêt et de leur remarques. Ils ont posé des questions pertinentes et c’était vraiment intéressant de dialoguer avec eux. Certes ils ont préféré le figuratif: l’arbre, le quilt aux chats, les indiens. Le dernier jour ils ont même pu voir les quilts d’enfant qui vont faire partie de la prochaine animation de la médiatièque et là aussi ils ont commenté et aimé.
Les quilts ont tous plu, mais quelques uns semblent avoir fait l’unanimité. Je vous les donne dans le désordre:
Ceux de mon amie Doreen sont parmi les gagnants avec leurs couleurs vibrantes et la maîtrise des tissus qui la caractérisent.


Les Bargello ornés ont attiré l’attention aussi, surtout celui de Claude dont les couleurs printanières et l’application de coquelicots en yoyo ont séduit tout le monde ( hélas la photo est un peu sur-exposée)

Le petit panneau aux sapins que nous avions réalisé pour Noël a beaucoup amusé ainsi que le quilt aux chats que vous connaissez bien.


Et la Chanson de Tessa avec son ombre mélancolique a été très appréciée.

Des rencontres sympathiques, la joie de bavarder avec les membres d’autres clubs ont achevé de justifier le travail, les déplacements et le temps consacrés à cette exposition que l’ESCAL ne demande qu’à renouveler.
L’autre jour j’ai été faire un tour à l’exposition de Léguevin. Le village a été très bien restauré, trop peut être à mon goût. J’ai à peine reconnu la rue principale que nous traversions régulièrement mon mari et moi il y a si longtemps lorsque nous allions voir ses parents dans le Gers.
La Halle Piquot est un espace superbe, superbement restauré, très bien éclairée par une verrière et particulièrement adapté à une exposition de patchwork.
Une série d’ouvrages très bien faits, de ravissantes broderies, une expo de qualité. Je n’aime pas vraiment commenter les quilts, je préfère simplement regarder et savourer leur beauté. Mais pour vous, comme d’habitude j’ai pris quelques photos au hasard pour vous donner envie de visiter la prochaine expo organisée par ce club dynamique.







Fiac est un de ces charmants villages comme il en existe des dizaines dans note région. Paisible, loin du tumulte des villes, mais, de ce fait, laissant plein de temps aux habitantes pour faire du patch.
J’ai donc été visité l’exposition que les membres du club de patch avaient organisé pour nous montrer le résultat de leur travail.
Un accueil charmant, de très jolies pièces exposées en si grand nombre que ça m’a laissées épatée et un peu jalouse! Comme d’habitude j’ai photographié quelques quilts au hasard. Comme d’habitude mes photos ne sont pas terribles mais on m’a dit qu’il y en aurait de meilleures sur le blog du club.

Quelques étoiles pour Noël
Il y avait plusieurs exemplaires de chaque modèle…. à l’évidence des journées de stage qui avaient été suivies avec passion.


J’ai noté en particulier un modèle d’éventail traité façon « kaléïdoscope » qui a permis de créer plusieurs quilts spectaculaires.
Et je vous donne quelques idées de mon cru sur le sujet.
Le modèle d’éventail employé doit être très simple pour mettre le dessin bien en valeur. Les dames de Fiac n’avaient pas prévu cet arc de cercle qui sert de base à la plupart des patrons éventails et simplifie l’assemblage. Ce qui est tout à l’honneur de leurs talents de couturière car le résultat dépend de la précision du travail et bien assembler les 6 morceaux de l’angle est un vrai défi. J’ai rajouté l’arc de cercle pour celles qui ne se sentent pas sûres d’elles mais vous pouvez préférer leur solution.

Le secret est dans le choix du tissu: il faut pouvoir sélectionner une partie du dessin qui sera utilisée à l’identique pour chaque « tranche », la répétition du dessin créant l’effet.

Il existe des tissus dans lesquels le même dessin est utilisé tantôt dans un sens, tantôt en miroir ce qui permet des effets supplémentaires. Dans ce cas là il faut impérativement un nombre pair de tranches pour que le dessin soit bien régulier.


Dans tous les cas le résultat n’est pas à la mesure de la difficulté technique et vous pouvez encore faire un petit patch éventail pour Noël s’il vous manque un cadeau.

Charles Edouard de Broin déploie pour moi un de ses quilts
Rien ne semblait destiner Charles Edouard de Broin à collectionner des patchworks. Ce géologue a passé une grande partie de sa vie à courir le monde pour découvrir des gisements de pétrole. De Sydney à Houston, Texas – où il a résidé de nombreuses années- en passant par Londres, il a eu l’occasion d’approcher de nombreuses cultures et s’est intéressé à elles.
Son amour de l’art populaire s’est concentré sur le quilt. Il dit » pour ces quilts (fascination pour leur géométrie et leur impact graphique) mon intérêt s’est vite transformé en une passion pour leur dimension historique et culturelle, désormais l’objet majeur de mon intérêt pour la pratique. »
Son immense collection a été récemment exposée en deux temps à Paris dans les superbes locaux de la Fondation Américaine. J’ai pu visiter la seconde partie de l’exposition qui avait été consacrée plus spécialement aux Crazys.

Des centaines de crazys ont été exécutés dans le Royaume Uni est aux Etats Unis pendant les quelques 40 années où il a été la tendance dominante dans le monde du patchwork. Lancée par l’exposition organisée à Philadelphie en 1876 pour fêter le centenaire des Etats Unis la folie du crazy s’est éteinte aux environs de la première guerre mondiale.

Il s’agit peut être d’au quilt « de deuil » que l’on posait sur le cerceuil
Cette mode a touché toutes les couches de la société : des modestes crazys en lainage aux somptueux crazys en tissus précieux, utilitaires (de nombreux crazys sont matelassés et ont servi dans la vie quotidienne) ou simplement décoratifs ils témoignent des conditions d’existence des femmes de l’époque. Les ménagères ornaient les coutures d’un simple point de chausson , les riches bourgeoises oisives dont la broderie était l’occupation principale ont déployé leurs talents pour réaliser des oeuvres époustouflantes.

Les crazys de Charles Edouard de Broin sont d’une qualité exceptionnelle. Il y a une variété de styles tout à fait remarquable romantiques ou graphiques, multicolores ou à dominante noire qui témoigne du sens artistique et de l’imagination des réalisatrices. J’en ai photographié quelques uns , j’aurais aimé les prendre tous, mais aucune photo ne peut rendre vraiment la richesse et le charme des pièces présentées.





JAPANESE INDIGO KATAGAMI Fabric Palm Leaves 1/2 Yd by AsianFabric
C’est par hasard que je me suis trouvée à Toulouse dans le quartier des Carmes juste à temps pour visiter l’exposition » In the mood for blue« , organisée par Asia voyages avant qu’elle ferme. Une belle exposition avec de superbes pièces simples ou élaborées- ces pièces allant du châle au porte bébé nous ont fait voyager dans tout l’Orient.
Un bémol toutefois : je sais que les tissus sont des matières fragiles et que la lumière fane vite les couleurs. Mais je déteste ces expositions qui se passent dans la pénombre , je déteste ces lumières artificielles insuffisantes qui empêchent de bien voir. J’avais eu la même impression désagréable lorsque j’avais visité la section textile du Victoria and Albert Museum à Londres.

Kasuri Futonji Japan. Meiji period, late 19th century. Cotton, with indigo-dyed double ikat and e-gasuri.
L’indigo cette teinture magique qui ne révèle le coloris que lorsqu’elle a été exposée à l’air , l’indigo qui a fait la richesse de l’Orient comme de l’Occident. Les plantes à indigo présentent l’avantage de produire des teintures qu’il n’est pas nécessaire de fixer avec un « mordant ».
Saviez-vous que le pastel qui a fait la richesse de notre sud ouest est aussi une plante à indigo? Il a été détrôné par l’indigo venu d’orient car il contient de « l’indigotine » en moindre quantité. C’est pourquoi le bleu « pastel » est généralement moins profond et intense que le bleu » indigo ».
En 1882, Adolf von Baeyer et Viggo Drewsen proposent la première méthode de synthèse de l’indigotine et cet indigo de synthèse va très rapidement supplanter l’indigo naturel. C’est lui qui permet la teinture de nos blue jeans.
Malgré tout l’usage de l’indigo naturel persiste dans les pays d’orient et les oeuvres qu’il permet de réaliser continuent de nous enchanter.

Japanese boro’s Long John blog authentic blue indigo rags sashiko technique vintage century farmers jacket rags natural patched worker denim jeans workwear craftsmanship
L’ indigo est une des plus anciennes teintures utilisées et il a permis de décorer pratiquement tous les tissus, du modeste bleu de travail à la couverture de soie ornée de dessins élaborés. Il est souvent utilisé comme fond le système de « réserve » permettant d’ajouter des motifs décoratifs. J’ai glané pour vous sur internet quelques exemples des réalisations faites sur une base de teinture indigo

Tan Kian Wee a enregistré sur Chinese Robe
Fine Antique Chinese Blue Silk Embroidered Peking Forbidden Knot Stitch Robe

Antique Chinese clothing
Vestido corto de seda bordado con motivos florales y de mariposas, Dinastía Qing (1644 – 1911) silk museum

Hemp kimono, ‘kasuri’ dyed and printed with chrysanthemum design, Ojiya, Niigata (prefecture), Japan, 1850-1900. ( Victoria ans Albert Museum)

inspiration for creation (stuff we love)
* La danse du chat tissus japonais (Tenugui)
Je n’ai pas pu aller à Birmingham cette année. Pour me consoler d’avoir manqué cette étonnante exposition mon amie Doreen m’a envoyé une série de photos. Comme elle est la fantaisie même elle ne s’est pas laissée arrêter par des problèmes de cadrage, mais il me semble tout de même que tous ces quilts valent la peine d’être vus.
Chaque 15 Août voit revenir la fête du fil à Labastide Rouairoux. Cette année la chaleur intense était un peu dissuasive et il me semble qu’il y avait moins de monde que l’an dernier. Dommage pour ceux qui ne se sont pas laissés tenter parce que 2016 était un cru de grande qualité. l’année était sous le signe du Japon avec une passionnante plongée dans le monde des kimonos à l’intérieur du musée. Dehors, les traditionnelles puces des couturières avec leurs trésors de vieux boutons, dentelles anciennes etc.
Dans le hall couvert d’autres stands et surtout plusieurs mini expositions. Des bonsaïs sur fond d’estampes japonaises.
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Des robes japonisantes contemporaines pour rester dans l’esprit de l’année.
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Un très bel ensemble de tableaux animés décrivant le travail de la laine.
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Et aussi, à ma grande joie une exposition des oeuvres des « Tent Makers » du Caire.
J’avais déjà été enthousiasmée par leur travail lorsque je l’ai découvert à Birmingham. Mon enthousiasme n’a pas faibli. Des tableaux pleins de fleurs et d’animaux qui rappellent les tapisseries de Dom Robert, d’autres plus géométriques et d’inspiration plus orientale et toujours une perfection dans l’exécution qui suscite ma jalousie… vous savez combien j’aime l’appliqué mais je ne crois pas parvenir à un résultat aussi spectaculaire.
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Bref une très heureuse journée. j’ attend déjà avec impatience l’expo de 2017.