Quilt en Sud

Nous voici revenues après une escapade de deux jours à Biarritz pour visiter Quilt en Sud. Un immense centre d’expo nous a accueilli. Transformer cet énorme hangar en salle d’exposition a du être un travail colossal et j’admire l’équipe qui l’a réalisé. Nous avons apprécié le parking et la beauté du lieu. En haut de jolies pièces réalisées par nos hôtesses de l’Adour. Sur le mur de  l’escalator qui menait à la salle d’exposition quelques très beaux quilts dont l’accrochage avait du nécessiter un réel talent d’alpiniste.

Un bel espace était prévu pour se rafraîchir. Le stand consacré aux échanges avec les femmes afghanes proposait des patchs tout à fait adaptés…

A l’entrée de l’expo proprement dite un très amusant système permettant de se faire photographier avec une robe à panier…

Des quilts de grande qualité, un accrochage soigneux, des méduses plus vraies que nature, un amusant déploiement de chapeaux, des artistes venant du monde entier. Bref tout était réuni pour faire les délices du visiteur.

Et pourtant au bout de deux heures nous sommes parties, un peu déçues, nous demandant pourquoi la magie n’avait pas fonctionné. Il y a deux ans, en dépit du temps infect nous n’avions pas cessé d’aller d’un endroit à l’autre revenant sur nos pas pour revoir des pièces qui nous avaient intéressées ou simplement parce que nous n’étions pas sûres d’avoir tout vu. Et nous étions parties enchantées et à regret. Que s’était-il passé?

Nous en avons discuté entre nous puis pendant la tournée des magasins de tissu et merceries que nous avons tout naturellement effectuée. Les échos que nous avons eus confirmaient notre impression ce qui nous a un peu rassurées. Nous avions l’impression d’avoir boudé notre plaisir. Et voilà la conclusion à laquelle nous sommes parvenues: La plus grande partie de cette exposition aurait fait merveille dans l’intimité d’une galerie.

Les tableautins délicats (toute une série de petites maisons qu’il était interdit de photographier), les petites pièces ont été écrasés par l’énormité de la salle, par la rudesse de la combinaison métal et volume. Pour l’apprivoiser il aurait sans doute  fallu des centaines d’énormes  quilts exubérants montant à l’assaut des murs et des cloisons et dont la diversité aurait donné couleur et vie à cet espace austère. Or une bonne partie des oeuvres présentées étaient de petite taille, ce qui est fréquent dans l’art textile et dans les concours.

Même les très beaux et irréprochables quilts de légende avaient du mal à s’imposer et semblaient perdus dans cette immensité alors qu’il y a deux ans ils composaient un ensemble stupéfiant dans la salle qui leur était réservée.

Nous avons tout de même vu de bien jolies choses et j’ai pris quelques photos au hasard comme toujours en privilégiant les artistes étrangers que nous n’avons pas souvent l’occasion de voir.

 

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Une réflexion au sujet de « Quilt en Sud »

  1. quilteuseforever

    Tu n’es pas la seule à regretter le jeu de piste de St-Jean-de-Luz pour voir les expos, j’ai entendu la même chose de la part de mes amies qui ont eu la chance d’y aller aussi. Merveilleux ouvrages, un exceptionnel travail d’organisation… mais l’ancienne formule était plus originale et servait mieux les œuvres exposées dans les petites et grandes salles variées…

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    1. Denyse Saint-Arroman Auteur de l’article

      J’imagine que ce n’était pas simple de gérer des salles aux 4 coins de la ville mais cela permettait plus de souplesse. Je crois aussi que, malgré tout, cette année elles ont un peu trop joué la carte « arts textiles » aux dépens du plus classique. Et le lieu ne s’y prêtait pas du tout. Il y avait peut être aussi un peu trop de répétitions: Un tableau avec des roseaux c’était super….mais il y en avait 7 ou 8 presque identiques. Les petites maisons étaient ravissantes, mais il y en avait une vingtaine..On aurait souhaité plus de variété dans les styles et cette variété ne peut venir que si on laisse venir des tas de quilts provenant de tas d’auteurs différents. Un problème ardu à résoudre.
      C’était un galop d’essai. Peut être dans deux ans gèreront-elles les choses de façon différente.

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