Et voici la suite… Finalement nous préférons cet effet de vague.
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Bargello
Cette année dans notre plan de travail nous avons décidé de nous attaquer à une technique bien oubliée, le Bargello. Spectaculaire, très simple dans son principe mais difficile à réaliser si on veut obtenir des motifs compliqués. Personnellement je ne suis pas un fan. Il faut prévoir son coup dés le départ et réaliser scrupuleusement la maquette qu’on a prévu. Très peu adapté à la fantaisiste que je suis , celle qui aime pouvoir changer d’avis en cours de route! Mais il faut forcer son talent dit-on c’est ainsi qu’on progresse. Et voilà le premier échantillon que nous avons obtenu.
Stage/initiation avec Marie Christine Hourdebaigt
Une fois de plus la fête du fil a été un lieu de bonheur et de rassemblement des amoureux du textile. Superbe exposition au Musée du fil « l’or de la de République« , exposition de patchwork du club, concours de cartes postales, très passionnant itinéraire qui aboutit à l’impression des tissus etc.
Cette année Marie Christine Hourdebaigt exposait ses oeuvres et nous a ménagé deux heures d’exploration de l’art textile à travers l’utilisation d’un materiau synthétique le tyvek. Continuer la lecture
Centenaire de WW1
Birmingham 2014

Beaucoup de creations spectaculaires de ce genre, melanges d’applique, de peinture et de matelassage machine
J’ai passé deux jours à Birmingham au Quilt Festival. Deux jours intenses, passionnants, épuisants… Des centaines de patch (le livret en répertorie plus de mille) allant du traditionnel à l’art textile et tous d’une qualité au dessus de tout reproche. Continuer la lecture
La méthode anglaise facile
Si vous êtes des couturières débutantes et que vous voulez vous perfectionner en faisant un patchwork la méthode anglaise est faite pour vous.
Elle est parfaite aussi pour celles qui veulent emporter leur ouvrage partout sans s’encombrer de machines à coudre et d’outils divers.
Elle peut être utilisée pour assembler de nombreuses formes, carrés, triangles, trapèzes, losanges etc… Mais toutes ces formes peuvent être assemblées plus facilement et rapidement à la machine. Par contre elle me semble irremplaçable pour assembler les hexagones. En effet la machine n’aime pas les hexagones. Elle ne dispose pas de longues lignes droites qu’elle pourra dévorer en un temps record. Continuer la lecture
Machines à coudre
« Une des rares choses utiles à avoir jamais été inventée. » Mahatma Gandhi
Pendant des siècles la totalité de la couture avait été faite à la main avec une aiguille et les améliorations technologiques s’étaient attachées à perfectionner la facilité d’emploi et les performances de cet outil indispensable. On avait aussi inventé et perfectionné le crochet qui permettait de coudre en continu au moyen d’un point de chaînette.
Il a fallu presque un siècle et les efforts conjugués de dizaines d’inventeurs de divers pays pour passer de cet outil à la machine à coudre telle que nous la connaissons aujourd’hui. L’aventure commença à la fin du XVIIème siècle.
Comme le dit James Gibbs » Aucune machine à coudre utilisable n’a été inventée par un seul homme. Toutes les tentatives pour faire à la machine ce qui était autrefois fait à la main ont été des échecs. C’est seulement après que plusieurs inventeurs capables aient échoué que quelqu’un qui avait la capacité mentale de combiner les efforts des autres et les siens a réussi à la fin à produire une machine à coudre utilisable ».
Les premiers essais
Les premières tentatives remontent semble-t- il à 1755 et serait l’oeuvre de l’anglais Charles Weisenthal. Nous n’en savons pas grand chose. Par contre un autre brevet fut déposé en 1790 et serait l’oeuvre d’un menuisier anglais Thomas Saint. Cette machine fort incommode comportait certain des attributs qui seront ceux des machines à coudre: plateau horizontal et au dessus un bras muni d’une aiguille et une bobine de fil permettant de coudre en continu.
A partir de là les modèles se multiplièrent, chacun apportant une amélioration ou une idée nouvelle. En 1846, la machine à coudre avait cessé d’être un objet de curiosité pour devenir l’accessoire indispensable d’une maison. L’époque victorienne avec l’expansion massive de l’industrie et de la technologie était particulièrement favorable à la croissance d’une machine comme celle-là. Et on peut dire qu’aucune invention n’a été acceptée avec autant d’enthousiasme que la machine à coudre.
La première machine digne de ce nom est l’oeuvre du français Barthelemy Thimonnier et date de 1830. Elle permit de coudre les uniformes de l’armée française. Mais ses machines (faites de bois) furent brûlées par les tailleurs furieux de se voir privés de leur pratique.
Walter Hunt est le premier à réaliser une machine qui ressemble à ce que nous connaissons aujourd’hui en 1834…. mais sa fille lui démontra qu’il priverait de travail des milliers de gens et il renonça à commercialiser son invention. Elias Howe n’eut pas de succès non plus et ne réussit pas à vendre le modèle qu’il avait mis au point.
Là dessus arriva Isaac Merrit Singer qui fit patenter sa machine en 1851. Les mauvaises langues disent qu’il n’inventa pas grand chose mais sut admirablement faire la synthèse de ce qui avait été fait avant lui. Mais cette machine était la meilleure et avait l’avantage de libérer les deux mains. Sa richesse vint- dit-on- de ce qu’il poursuivit en justice tous ceux qui avaient le malheur de vouloir construire eux aussi une machine. Et ceux qu’il ne poursuivait pas devaient lui payer des royalties (un ancêtre de Monsanto?). Singer n’arrêta pas de perfectionner sa machine et domina le marché pendant un siècle.
Encore fallut-il convaincre une clientèle qu’avaient rendue méfiante les essais précédents. Pour séduire les clients les concepteurs donnèrent à leurs machines l’aspect le plus inattendu. Je me demande si on ne devrait pas demander à nos fabricants de reprendre quelques unes de ces idées….
Chez Emmaüs je vois régulièrement ces vieilles machines qui terminent leur vie de labeur au rebus, remplacées sans doute par des merveilles electroniques. Cela me fait toujours de la peine. En voici une intacte. Elle avait même son couvercle et j’ai pris des photos.
http://www.sewalot.com/sewing_machine_history.htm
http://www.gutenberg.org/files/32677/32677-h/32677-h.htm
Dessiner ou pas .
Lorsqu’on veut broder un tissu le problème est toujours de dessiner le motif sans que le travail terminé soit gâché par des traits de stylo ou de crayon visibles. Certes on a inventé les stylos qui s’effacent au lavage ou même à la lumière. Je n’aime pas vraiment les utiliser car ils contiennent des produits chimiques susceptibles d’endommager le tissu à long terme. James Hunting a inventé une méthode astucieuse: le dessin est reproduit sur un organdi de soie faufilé sur la pièce à broder. Lorsque le contour est fait au fil à broder on enlève l’organdi et la pièce a une apparence impeccable ( je schématise beaucoup mais c’est l’idée).
Et voilà que l’autre jour j’ai repris un des crazy anciens de ma collection pour le restaurer. Un de ses charmes vient de la superbe bande de satin brodé qui encadre le quilt. Malheureusement cette bande était très endommagée car la soie à broder n’avait pas résisté au temps.
Et lors que je me suis penchée dessus le miracle s’est produit: la brodeuse avait très soigneusement reproduit son dessin avec un crayon à papier…. et je n’ai eu qu’à suivre les marques qu’elle avait faites il y a si longtemps. En plus il restait suffisamment de fil pour me guider dans le choix des couleurs. Qui me dira maintenant qu’il faut effacer le dessin qu’on veut broder?
![]() Début de la restauration: les tiges nouvellement brodées |
Feuilles d’érable en Log Cabin
Je suis toujours à la recherche de nouvelles variations qui puissent amuser les membres du club. Cette fois-ci je suis tombée en arrêt devant un bloc astucieux dessiné par Judy Martin (du livre de Judy, « Cookies and Quilts » . Certaines bandes sont composites et l’assemblage laisse apparaître une feuille.
crib quilt
Je voudrais partager avec vous un autre quilt de ma collection: une pièce étonnante à mi- chemin entre le crazy et le log cabin : crazy par le mélange de tissus de soie et de velours, log cabin par la disposition des bandes façon « courthouse step ». Un volant fushia brodé au bord, de petits pompons en cotons multicolores, je l’ai adoré pour sa fantaisie. Il est en très bon état. Seuls manquent quelques pompons. Mais c’est tenter le diable que mettre des pompons sur un quilt destiné à un enfant…. comment pourrait-il ne pas jouer avec?


















