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11 Novembre 2018

La Mairie d’Avignonet a célébré le centenaire de l’armistice avec  panache . Les chorales locales avaient appris pour l’occasion des chants patriotiques . Une belle cérémonie s’est tenue devant le monument au morts  Et la très compétente association historique « Poussières d’Histoire » a organisé une exposition  consacrée à cette guerre qui fut sans doute la dernière guerre patriotique.

L’affiche appelant à la mobilisation avait été pieusement conservée sous verre. Malheureusement la vitre a capté le reflet de la fenêtre située en face et endommagé la photo.

Ce que j’ai aimé dans cette exposition c’est qu’elle a aussi rendue hommage à tous les habitants du village qui ont participé aux combats et se sont illustrés en rapportant médailles et citations.

J’ai été étonnée de la quantité d’objets rassemblés.  Armes soigneusement entretenues : fusils, canon miniature et une des premières mitrailleuse,s.

Uniformes pieusement conservés dont ces fameux pantalons rouges qui ont causé tant de morts.

Une très belle selle bien astiquée elle aussi ce qui a préservé le cuir.

Il y avait même un brancard d’époque  et un tablier de croix rouge rappel  de ceux qui se sont dévoués, parfois au péril de leur vie , à aller chercher les blessés sur les champs de bataille pour les amener à a sécurité relative des hôpitaux de campagne.

A l’extérieur un authentique camion utilisé pendant la guerre

Le club de patchwork a voulu apporter sa contribution à la commémoration et nous avons réalisé un quilt .

Nous avions choisi de remplacer le drapeau par les fleurs de France qui le symbolisent! bleuets, marguerites et coquelicots,  Et la mairie a fait de même: les gerbes déposées devant le monument au morts étaient faites des mêmes fleurs

Une commémoration digne  qui nous incite à ne pas oublier ce que deviennent un pays et ses habitants lorsque l’enfer se déchaîne.

 

La foire d’Automne d’Avignonet

Hier comme chaque année Avignonet était en fête. La foire d’automne rassemblait des artistes, des artisans et les stands d’un vide grenier. Nous avions été très inquiets car la méteo n’était pas favorable et nous redoutions la pluie. Nous avons eu du soleil toute la journée! Hélas le vent d’Autan soufflait en tempête et a rendu la journée bien pénible pour ceux qui tenaient un stand à l’extérieur. Le maire avait dû décider au dernier moment d’en déplacer un certain nombre car leur sécurité ne pouvait pas être assurée sur le parvis de l’église. De nombreux visiteurs et flâneurs ont bravé les éléments et il faut dire que cela en valait la peine: une partie des stands étaient consacrée à ces métiers anciens et trop oubliés de nos jours.

J’ai acheté un jus de pomme délicieux. Il avait été pressé devant moi à l’aide d’une presse manuelle et s’il n’avait pas la limpidité des jus de pommes industriels, il leur rendait des points sur les plans de la fraîcheur, de la qualité et du goût. Les chalands ne s’y trompaient pas et la vendeuse avait peine à suivre la demande.

Les pommes sont hachées

puis pressées

Même enthousiasme vis à vis du pain pétri sur place, cuit dans un four « de campagne » et qui se vendait tout chaud à peine sorti du four.

la farine est tamisée devant nous

la miche prête à enfourner

Des pruneaux moelleux de la dernière récolte, des chataignes grillées sur place , des gâteaux et des oreillettes faites maison, du miel récolté autour du village complétaient le régal.

Une fois de plus je suis tombée en arrêt devant le spectaculaire soufflet du chaudronnier, et devant l’habileté  de la « balancière »  qui tressait devant nous ses paniers d’osier. Il y avait aussi de nombreux objets en bois au fini impeccable, des lainages faits main à partir de laines moelleuses… et bien d’autres choses encore.

la magie de l’osier

La balancière à l’oeuvre

Un rempailleur de chaise réparait des chaises avec de vrais brins de paille . Bref j’ai retrouvé mon enfance et je suis heureuse que la mairie d’Avignonet fasse tant pour maintenir nos traditions vivantes.

Le vide grenier était de qualité aussi : de très beaux objets,

de vieux outils. Je me suis sentie réconfortée…. j’avais plus ou moins renoncé à ces vide greniers consacrés pour la plus grande part aux jouets et vêtements d’enfant – ce qui ne me concerne plus!

L’art n’était pas oublié. Les belles salles de la bibliothèques abritaient des artistes de divers horizons, peintres, potiers, un ferronier…. et nous.

Nous avons été heureuses d’être invitées à participer en tant qu’artistes et nous avons eu un bel emplacement  inondé de lumière qui mettait bien les patchs en valeur. Les patchs exposés avaient été faits en commun par les membres du club  et étaient très représentatifs de notre travail. A notre grande joie ils ont été très admirés.

The Tower Meanwood

le majestueux porche d’entrée

Ma fille aînée est architecte et comme moi elle est passionnée par les bâtiments. Lorsque je vais la voir je partage donc mon temps entre les magasins de tissu et les monuments de sa région.

La région de Leeds a été incroyablement riche du temps où les usines  de tissu tournaient à plein régime et employaient des milliers de gens.

Tout cela a disparu aujourd’hui, comme chez nous, mais il reste des dizaines de  châteaux imposants construits pour les propriétaires des usines ou des terres.

La ruine de ces propriétaires a entraînée celle des bâtiments. Les terres ont été vendues pour construire des bungalow bon marché, les bâtiments eux mêmes ont été abandonnées ou découpés en appartements…. leur splendeur a disparu  et c’est infiniment triste.

des échafaudages tentent de maintenir la façade

The Tower de Meanwood est un de ces châteaux. Il avait été construit par le père de Pugin, un architecte célèbre, auteur de la Maison du Parlement à Londres – Big Ben) un architecte parmi les leaders du mouvement arts and crafts.

Aujourd’hui  le parc a disparu  il ne reste que quelques mètres autour de la maison, jardin négligé envahi par une végétation anarchique qui pousse jusque sur l’escalier d’entrée ou transformé en parc de stationnement.

fenêtres aveugles, parc réduit à sa plus simple expression

Une végétation luxuriante entoure le château

vue de la rue

Le bâtiment déserté a été partagé en appartements, il ne reste que quelques vestiges du luxe passé  comme les magnifiques escaliers en marbre et en acajou massif.

  l’escalier principal

 

même l’escalier secondaire est magnifique

Pourtant ceux qui habitent aujourd’hui ce qu’on appelle « the Bungalow » et servent de gardiens adorent  l’endroit.

actuellement le logement des gardiens

Ils font de leur mieux pour le conserver et raconter son histoire. Mais il faudrait des millions de livres pour le rénover et lui rendre sont cachet et jusqu’à présent aucun mécène ne s’est laissé séduire. Dommage.

il y avait plusieurs de ces cheminées si originales, ces deux là sont les seules à tenir encore debout

un livre charmant Friendship Quilts

L’autre jour j’ai déniché dans une boutique anglaise un petit livre d’occasion appelé   » Friendship Quilt »

Ce livre destiné à de très jeunes enfants raconte l’histoire d’une bande d’amis représentés par des animaux.

L’une d’entre eux,   Raddie,  pleure sa grand mère qui vient de mourir et rien ne semble capable de la faire surmonter son chagrin.

Ils décident donc de lui fabriquer un quilt de façon qu’elle soit entourée sans arrêt de leur présence amicale. Chacun fournit un morceau de tissu qui a pour lui une signification particulière et ils se mettent au travail. Voici le scan de quelques  pages.

Hank et ses amis rassemblent les morceaux de tissu. Nous allons les oudre ensemble pour faire un quilt dit Hank

Les amis cousent et cousent . C’est un dur travail. Ils se piquent avec leurs aiguilles et emmêlent leur fil

Raddie a les larmes aux yeux . Hank l’enveloppe dans le quilt et lui dit: ce quilt est plein de mémoires heureuses. Un par un les amis se glissent sous le quilt

Naturellement le quilt remplira son office et la petit fille se sentira consolée.

Un livre délicieux, assez curieusement écrit en Coréen par Cecil Kim , illustré par un Coréen Ha-Jin- Jeong et publié tout d’abord dans ce pays. Et qui illustre la façon dont le quilt  bien d’autres fonctions que celle de tenir chaud.

Le musée des machines de Leeds

Par une de ces journées grises dont l’Angleterre a le secret nous sommes allées visiter le musée des machines de Leeds. Il a été installé dans une de  ces usines textiles qui ont fait la richesse de la ville. Aujourd’hui, comme en France à Mazamet Castres ou Labastide Rouairoux, toutes les usines ont fermé et il ne reste plus que le souvenir de l’activité bourdonnante du lieu et de la richesse créée.

Naturellement l’usine est installée au bord de la rivière qui alimentait les machines grâce à l’énergie hydraulique produite par une roue gigantesque (et in-photographiable). Le lieu est merveilleux, verdoyant et nous ne nous lassions pas d’admirer ce cadre qui a aujourd’hui retrouvé sa puissance romantique.

Il a tout de même fallu grimper sur une fenêtre pour la prendre!

Après le barrage la rivière reprend son cours tranquille à peine perturbé

L’intérieur de l’usine est moins gai : des pièces immenses relativement obscures en dépit des nombreuses fenêtres,  contenant encore les alignements de machines qui servaient à l’industrie. Elles sont totalement vides aujourd’hui de la vie qui les animait alors.

une des salles avec son alignement de machines

La salle s’étire sur des dizaines de mêtres

Le musée contient des trésors comme une machine Jacquard

Ce métier est si haut et si énorme que ne n’ai pas pu le photographier en entier avec le recul dont je disposais

ou une « Little Jenny » la première machine à filer inventée en 1764 par James Hargreaves et actionnée à la main… Une rareté malheureusement coincée dans un entassement d’objets qui la met trop peu en valeur.

une machine tout en bois actionnée par une roue énorme

 

Comme d’habitude j’ai été séduite et impressionnée par les énormes machines destinées à filer puis à tisser ….

Cette machine prépare les fils pour qu’on puisse les monter sur le métier à tisser

D’autres salles nous montrent les machines à coudre, elles aussi entassées dans la pièce au point qu’il devait être difficile de se mouvoir

un peu floue, excusez-moi mais c’est une Singer bien sûr

et aussi les premières machines à repasser. Je crois sans en être sûre que ce premier fer électrique était aussi un fer à vapeur.


Des affiches nous présentent les travailleuses pour nous faire prendre conscience de leurs conditions de travail.

et aussi l’élection des reines du coton ou du chemin de fer, une pauvre façon de consoler les femmes du dur travail et de la paie insuffisante. Mais cela semblait attirer les foules.

Il y a d’autres machines mais je vous ai présenté seulement ce qui concerne notre passion commune, le tissu.

Si vous visitez le nord de l’Angleterre  ne manquez pas de faire une visite à ce musée trop peu connu et fréquenté.

Kitty café

Après avoir beaucoup peiné pour améliorer mes performances en matelassage machine, j’ai décidé de faire une pause. Et nous sommes allées, ma fille et moi, faire un tour au Kitty café nouvellement ouvert à Leeds.

Nous sommes arrivées juste après l’heure de pointe de midi qui avait vu les chats harcelés par une bande d’enfants et d’adultes enthousiastes – en dépit des recommandations écrites en grosses lettres sur le mur d’entrée. la plupart des chats se reposaient donc tranquillement dans leur chatterie et ceux qui étaient restés étaient perchés hors d’atteinte sur les passerelles spécialement aménagées pour eux.

J’ai tout de même réussi à prendre quelques photos.

Une des passerelles

une vue du café. Cherchez les silhouettes de chat!

de là haut je jouis de la vue

comment allons nous nous croiser?

je domine la situation

je décore la vitrine

venez donc me chercher là haut

Et pour celles qui n’ont pas un Kitty café près de chez elles voici quelques quilts à caresser

David Taylon Marmalade

Chats en habit

préférez-vous un chat noir ou un chat blanc

les chats de « Lady et le clochard »

Lacaze 2018

Nous avions très peu de temps ce week end mais nous avons tout de même réussi à aller voir  une partie de l’exposition de Lacaze, celle qui se tenait dans le château.

Le château arbore fièrement une croix occitane en patchwork

Lacaze est un de ces villages antiques et paisibles dont le Tarn a le secret. Niché dans une vallée étroite, il est dominé et protégé par un énorme château du XVème siècle magnifiquement restauré et conservé qui a troqué son rôle de défenseur de la vallée contre celui de centre d’exposition de rêve.

Centre de rêve puisque les gigantesques salles aux murs de pierres brutes mettent merveilleusement en valeur les oeuvres qu’on y présente.

Il faisait un temps merveilleux et nous nous sommes attardées à contempler la vallée,  le Gijou qui l’irrigue et l’incroyable écrin d’arbres et de verdure.

 

Je n’ai pas eu le temps de trier toutes mes photos – je profite du soleil enfin revenu pour mener une lutte acharnée contre les mauvaises herbes qui ont profité de l’alternance pluie/ soleil  pour envahir mon jardin et qui prolifèrent avec une vigueur et une ténacité qu’on souhaiterait à toutes les fleurs qu’il faut dorloter dans leurs pots. Le temps fantasque de ces derniers mois m’incitant à ne pas compter sur ce qu’il se passera la semaine prochaine en matière de méteo.

Cette semaine je vous présenterai donc  simplement  l’exposition « sac de chutes » organisée part la Courtepointe qui se tenait au premier étage. La semaine prochaine je vous parlerai de l’exposition « Art textile AnnSan ».

L’étage du château propose  un étonnant mélange de grandes salles claires et de tout petits espaces – les salles des tourelles. Là aussi des murs de pierre brute servent de support. Les quilts semblaient faits pour le lieu ce qui n’a rien d’étonnant car ils se marient toujours très bien avec les bâtiments anciens.

Comme d’habitude j’ai photographié les quilts un peu au hasard, le thème « scrap » avait visiblement inspiré les couturières, tous étaient intéressants et superbement exécutés. Je me suis peut être davantage attardée sur les hexagones puisque je suis en train d’écrire un livre sur le sujet,et donc tout qui en comporte me saute aux yeux!

 

Tapis de jeu et de lecture

Après la publication de mon article sur les quilts d’enfants, j’ai reçu une très gentille lettre de Dany Michon. Elle me disait avoir créé et  réalisé un tapis de jeu pour les enfants de Roques. Un tapis qui sert de support lorsqu’on raconte des histoires aux enfants. Un tapis avec lequel on peut jouer – les jouets associés au tapis permettent de s’identifier à la scène.

Les photos m’ont enthousiasmée et je lui ai demandé si elle accepterait de partager son travail avec nous, ce qu’elle a gentiment accepté.

Et assez curieusement,  au même moment  mon amie Béatrice m’a montré des tapis de lecture réalisés pour les enfants qui viennent visiter la bibliothèque de l’ESCAL. Le but est le même: servir de support aux histoires qu’on leur raconte. Ces tapis ont été conçus et réalisés pas une des bénévoles de la médiathèque Chantal Pélissier.

Ce qui est tout à fait étonnant c’est que les deux artistes ont choisi le même thème, les 4 saisons. Les 4 panneaux de Chantal – un pour chaque saison- sont destinés à de très jeunes enfants. Naïfs, clairs  et parlants, ils sont réalisés avec une combinaison d’appliqué, de peinture et de broderie machine.

 

Et il y a d’autres images à découvrir en soulevant certaines parties du tableau (je suis certaines que c’est la partie que les enfants préfèrent).

Dany a rassemblé les saisons sur un seul tapis rond qui évoque par sa forme la ronde des heures et des saisons. Les images sont très élaborées: paysages, histoires, choisis en fonction de la saison. Heureusement il y a une roue qui permet de décoder tout cela et elle a même fourni les jouets qui vont avec et permettent d’animer les saynètes. Dommage que ce soit virtuel, je me mettrai bien au jeu moi aussi.

 

 

Collages

Comme vous le savez toutes je suis plutôt du genre « traditionnel ». je préfère faire des variations sur des modèles classiques que me lancer dans ce qu’on appelle souvent « l’art textile »

Néanmoins j’ai été séduite par une technique qui prend de plus en plus d’importance dans la vie des quilteuses, le collage. Les quilts en collages sont une conséquence naturelle de l’amélioration des techniques. En effet pour les réaliser il faut utiliser les autocollants double face  de type vliesofix et pouvoir parfaire la fixation des tissus avec une matelage machine serré.

Le vliesofix permet à la fois de fixer les fibres du tissu – ce qui permet un appliqué sans couture- et de coller le tissu sur le fond d’un seul coup de fer…. On peut donc utiliser de tout petits morceaux qui  seront appliqués très vite, économisant des heures et des heures de travail patient.

Le matelassage machine ajoutera le relief et rendra cette fixation permanente.

Autre avantage du collage, il permet d’utiliser des tissus à gros motifs ou très fantaisie que l’on n’utiliserait généralement pas en patchwork. Et c’est le choix de tissu que nous ferons qui donnera au collage sa séduction.

Il existe actuellement plusieurs livres sur le sujet et certains artistes comme Laura Heine , Jan Donovan ou organisent des cours de formation. Pour ma part, je ne me suis pas encore essayée au collage, mais je le ferai certainement dés que j’aurai terminé le livre et l’article sur les hexagones.
En attendant je vous propose quelques oeuvres qui m’ont séduites sur le net.

Laura Heine

modèle Laura Heine

Laura Heine

 

Fin d’une histoire

Une vieille dame est morte à Belpech, dans l’Aude.

C’était une quilteuse passionnée et comme nous toutes elle avait accumulé au courant des années un trésor de livres, outils et tissus consacrés à cette passion.
Sa fille m’a téléphoné hier. Elle est en train de faire des lots avec tous ces objets et voudrait les vendre.  Elle m’a demandé de relayer l’information. Par contre elle n’habite pas la région et ne sera là que la semaine prochaine. Le vendredi 4 Mai serait le meilleur jour pour aller faire vos emplettes.Téléphonez avant, elle vous donnera  un rendez-vous.

Madame Viala 06 20 94 34 56

Commentaire de ma part: groupez-vous si possible, n’y allez pas en curieuses mais seulement si vous avez envie de faire des achats. Il doit déjà être bien difficile pour elle de disperser tout ce qui a appartenu à sa maman.