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Lacaze 2018

Nous avions très peu de temps ce week end mais nous avons tout de même réussi à aller voir  une partie de l’exposition de Lacaze, celle qui se tenait dans le château.

Le château arbore fièrement une croix occitane en patchwork

Lacaze est un de ces villages antiques et paisibles dont le Tarn a le secret. Niché dans une vallée étroite, il est dominé et protégé par un énorme château du XVème siècle magnifiquement restauré et conservé qui a troqué son rôle de défenseur de la vallée contre celui de centre d’exposition de rêve.

Centre de rêve puisque les gigantesques salles aux murs de pierres brutes mettent merveilleusement en valeur les oeuvres qu’on y présente.

Il faisait un temps merveilleux et nous nous sommes attardées à contempler la vallée,  le Gijou qui l’irrigue et l’incroyable écrin d’arbres et de verdure.

 

Je n’ai pas eu le temps de trier toutes mes photos – je profite du soleil enfin revenu pour mener une lutte acharnée contre les mauvaises herbes qui ont profité de l’alternance pluie/ soleil  pour envahir mon jardin et qui prolifèrent avec une vigueur et une ténacité qu’on souhaiterait à toutes les fleurs qu’il faut dorloter dans leurs pots. Le temps fantasque de ces derniers mois m’incitant à ne pas compter sur ce qu’il se passera la semaine prochaine en matière de méteo.

Cette semaine je vous présenterai donc  simplement  l’exposition « sac de chutes » organisée part la Courtepointe qui se tenait au premier étage. La semaine prochaine je vous parlerai de l’exposition « Art textile AnnSan ».

L’étage du château propose  un étonnant mélange de grandes salles claires et de tout petits espaces – les salles des tourelles. Là aussi des murs de pierre brute servent de support. Les quilts semblaient faits pour le lieu ce qui n’a rien d’étonnant car ils se marient toujours très bien avec les bâtiments anciens.

Comme d’habitude j’ai photographié les quilts un peu au hasard, le thème « scrap » avait visiblement inspiré les couturières, tous étaient intéressants et superbement exécutés. Je me suis peut être davantage attardée sur les hexagones puisque je suis en train d’écrire un livre sur le sujet,et donc tout qui en comporte me saute aux yeux!

 

Tapis de jeu et de lecture

Après la publication de mon article sur les quilts d’enfants, j’ai reçu une très gentille lettre de Dany Michon. Elle me disait avoir créé et  réalisé un tapis de jeu pour les enfants de Roques. Un tapis qui sert de support lorsqu’on raconte des histoires aux enfants. Un tapis avec lequel on peut jouer – les jouets associés au tapis permettent de s’identifier à la scène.

Les photos m’ont enthousiasmée et je lui ai demandé si elle accepterait de partager son travail avec nous, ce qu’elle a gentiment accepté.

Et assez curieusement,  au même moment  mon amie Béatrice m’a montré des tapis de lecture réalisés pour les enfants qui viennent visiter la bibliothèque de l’ESCAL. Le but est le même: servir de support aux histoires qu’on leur raconte. Ces tapis ont été conçus et réalisés pas une des bénévoles de la médiathèque Chantal Pélissier.

Ce qui est tout à fait étonnant c’est que les deux artistes ont choisi le même thème, les 4 saisons. Les 4 panneaux de Chantal – un pour chaque saison- sont destinés à de très jeunes enfants. Naïfs, clairs  et parlants, ils sont réalisés avec une combinaison d’appliqué, de peinture et de broderie machine.

 

Et il y a d’autres images à découvrir en soulevant certaines parties du tableau (je suis certaines que c’est la partie que les enfants préfèrent).

Dany a rassemblé les saisons sur un seul tapis rond qui évoque par sa forme la ronde des heures et des saisons. Les images sont très élaborées: paysages, histoires, choisis en fonction de la saison. Heureusement il y a une roue qui permet de décoder tout cela et elle a même fourni les jouets qui vont avec et permettent d’animer les saynètes. Dommage que ce soit virtuel, je me mettrai bien au jeu moi aussi.

 

 

Collages

Comme vous le savez toutes je suis plutôt du genre « traditionnel ». je préfère faire des variations sur des modèles classiques que me lancer dans ce qu’on appelle souvent « l’art textile »

Néanmoins j’ai été séduite par une technique qui prend de plus en plus d’importance dans la vie des quilteuses, le collage. Les quilts en collages sont une conséquence naturelle de l’amélioration des techniques. En effet pour les réaliser il faut utiliser les autocollants double face  de type vliesofix et pouvoir parfaire la fixation des tissus avec une matelage machine serré.

Le vliesofix permet à la fois de fixer les fibres du tissu – ce qui permet un appliqué sans couture- et de coller le tissu sur le fond d’un seul coup de fer…. On peut donc utiliser de tout petits morceaux qui  seront appliqués très vite, économisant des heures et des heures de travail patient.

Le matelassage machine ajoutera le relief et rendra cette fixation permanente.

Autre avantage du collage, il permet d’utiliser des tissus à gros motifs ou très fantaisie que l’on n’utiliserait généralement pas en patchwork. Et c’est le choix de tissu que nous ferons qui donnera au collage sa séduction.

Il existe actuellement plusieurs livres sur le sujet et certains artistes comme Laura Heine , Jan Donovan ou organisent des cours de formation. Pour ma part, je ne me suis pas encore essayée au collage, mais je le ferai certainement dés que j’aurai terminé le livre et l’article sur les hexagones.
En attendant je vous propose quelques oeuvres qui m’ont séduites sur le net.

Laura Heine

modèle Laura Heine

Laura Heine

 

Fin d’une histoire

Une vieille dame est morte à Belpech, dans l’Aude.

C’était une quilteuse passionnée et comme nous toutes elle avait accumulé au courant des années un trésor de livres, outils et tissus consacrés à cette passion.
Sa fille m’a téléphoné hier. Elle est en train de faire des lots avec tous ces objets et voudrait les vendre.  Elle m’a demandé de relayer l’information. Par contre elle n’habite pas la région et ne sera là que la semaine prochaine. Le vendredi 4 Mai serait le meilleur jour pour aller faire vos emplettes.Téléphonez avant, elle vous donnera  un rendez-vous.

Madame Viala 06 20 94 34 56

Commentaire de ma part: groupez-vous si possible, n’y allez pas en curieuses mais seulement si vous avez envie de faire des achats. Il doit déjà être bien difficile pour elle de disperser tout ce qui a appartenu à sa maman.

Saint Patrick

A prayer card illustration featuring Saint Patrick, the patron saint of Ireland, driving out the snakes, published circa 1900. (Photo by Popperfoto/Getty Images)

Saint Patrick est considéré comme le patron et protecteur de l’Irlande.
La plupart des légendes qui accompagnent son nom – comme celle selon laquelle il chassa les serpents d’Irlande- sont probablement fausses!

Son vrai  nom était probablement Maewyn Succat et Patricius était son nom romain. Ce nom fut plus tard simplifié pour de venir Patrick

Son histoire est mal connue. Certains disent qu’il était d’origine écossaise, d’autres dans l’Angleterre romaine. On s’accorde sur le fait qu’il est né au IV ème siècle après Jésus Christ.

A l’âge de 16 ans, suite à un raid des irlandais dans sa famille il fut emmené en Irlande et y travailla en tant qu’esclave pendant 6 ans avant de réussir à s’échapper. C’est là qu’il découvrit le réconfort que peut apporter la foi.

Une fois libre il retourna en Angleterre mais un rêve lui intima l’ordre d’aller évangéliser les Irlandais. Il entama alors une formation religieuse qui dura 15 ans et il devint prêtre puis évèque. C’est alors qu’il fut envoyé en Irlande avec pour mission de s’occuper des chrétiens déjà sur place et d’évangéliser les autres. Sa connaissance de la langue et des coutumes l’aida dans sa tâche. Il ne chercha jamais à changer les coutumes et rituels des irlandais mais plutôt à les intégrer à celles de la chrétienté. C’est pourquoi il mena sa tâche à bien.

Il oeuvra pendant 30 ans avant de se retirer à County Down. Il est mort le 17 Mars 461 et depuis ce jour a été célébré comme le jour de Saint Patrick. Lire la suite

Les premières jonquilles

Les jonquilles sont déjà fleuries mais ce matin elles avaient l’air bien tristes car tout était blanc de givre.

Je vous propose donc une série de fleurs qui ne seront pas sensibles au gel mais qui peuvent égayer votre printemps.

La jonquille a donné lieu à de multiples interprétations, brodée, appliquée, piécée…

Si vous  décidez d’utiliser la version appliqué la version créée par Barbara Brackman qui a créé une couronne de jonquilles.

 


On peut utiliser d’autres combinaisons

faire des panneaux muraux

Mais elle est très appréciée des  quilteuses d’aujourd’hui parce qu’elle se prête particulièrement au piéçage papier. Je vous joins trois blocs différents  réalisés à partir d’un piéçage papier. Naturellement on pourrait faire un montage ordinaire, sans papier.

Ce modèle par exemple a servi à exécuter un set de table original aussi bien qu’un joli panneau mural destiné à  un cadeau.

J’ai fait de nombreux essais avec les jonquilles et les meilleurs tissus pour faire ressortir la forme sont les unis . Par contre on peut utiliser de nombreuses nuances de jaune et de vert pour donner plus de vie et de relief à l’ensemble.

Le fond, lui peut être traité de diverses façons, unis ou petits imprimés.

 

 

 

Saint Valentin

Un peu plus je laissais passer la Saint Valentin. Mais j’étais si occupée à faire des hexagones que je ne pensais à rien d’autre. C’est pour ça d’ailleurs que je vous ai fait un coeur à partir de cette forme!

Pour celles qui n’aiment pas les hexagones J’ai trouvé  quelques coeurs insolites qui renouvellent le thème. La créativité des quilteuses m’émerveille toujours.  Elles ont détourné des blocs classiques comme le log cabin ou le moulin à vent pour faire des oeuvres aussi originales que séduisantes

patron gratuit par Connie Campbell of Freemotion by the River

J’ai gardé pour la fin cet étonnant Happy Heart. Même si c’est une application à bords vifs, il doit être difficile d’atteindre ce niveau de perfection dans l’exécution

 

Bonne Saint Valentin à vous toutes et s’il n’y a pas d’amoureux transi dans votre entourage, ne manquez pas de vous la fêter à vous même…. en vous fabriquant un coeur par exemple!

Bow Tie

En ce début d’année je me sens tout à fait paresseuse et je n’ai pas envie de me compliquer la vie. Je me suis donc penchée sur un patron de débutante  le « Bow Tie », le noeud de cravate.

Tout compte fait ce patron a plus de ressources que ne le laisse soupçonner sa simplicité.

En principe il existe deux variations  de ce grand classique.

La plus simple est à base de carrés et de triangles.  Chaque noeud est composé d’un seul tissu mais on peut introduire une variante en modifiant la couleur du carré central.

La plus courante dispose les noeuds suivant la diagonale.

On peut créer un certain nombre de variations à partir de ce bloc :

Les blocs peuvent être placés les uns à côté des autres

Retournés de façon à former des sortes d’anneaux

ou décalés

 

 

ou en « tour du monde »

Dans tous les cas le montage n’est pas tout à fait simple.

Une méthode rapide a été mise au point .

Le patron original est un peu modifié  et il est beaucoup plus facile à réaliser.  Il s’agit d’ajouter deux triangles aux carrés  « de fond ».

Marquez le milieu de 2 côtés consécutifs du carré et joignez les points. Cela vous donne la taille du triangle de couleur

Naturellement cela suppose d’utiliser le même tissu pour la totalité du noeud et cela élimine la version bicolore, mais le montage est bien plus rapide.

Avec ce système  vous pouvez faire très vite un cadeau de dernière minute.  J’ajouterai que – même si on n’équipe guère les enfants de cravates, ce patron fait de superbes quilts de bébé!

 

 

Pierre de Fermat

Lorsqu’il y a quelques années   nous avons fait nos recherches pour honorer notre patrimoine, nous avons surtout exploré   le patrimoine architectural, c’est à dire les bâtiments  dont la beauté et l’originalité donnent son caractère à notre Sud Ouest.

Quelques unes ont créé un quilt centré sur les hommes ou des femmes qui ont été célèbres dans notre région comme La comtesse de Ségur ou La Belle Paule.

Aucune n’a pensé à célébrer celui qui a peut être été l’homme le plus génial de la région toulousaine: Pierre de Fermat.

La plupart d’entre nous ne le connaissent guère que par la rue et le lycée qui portent son nom à Toulouse.

Pourtant , pendant toute sa vie il a traqué les beautés et subtilités des mathématiques, démontré des théorèmes , découvert les liens entre algèbre et géométrie. 

Personnellement je ne m’intéresse pas aux chiffres, j’oserais même dire que je suis brouillée avec eux  mais en découvrant certains sites qui sont consacrés à son oeuvre ( comme celui ci: http://villemin.gerard.free.fr/Wwwgvmm/Geometri/NbTrianB.htm#D%C3%A9part)  j’ai été fascinée.

Naturellement je me suis demandé comment on pouvait adapter tout cela au patch – je n’ai pas encore trouvé mais sait-on jamais.

C’était un homme modeste et discret mais qui s’est rendu compte de l’importance de son travail  et avait le sens de l’humour

« Peut -être que la postérité me remerciera d’avoir démontré  que les anciens ne savaient pas tout » écrivit-il.

A l’occasion de l’anniversaire de sa mort – un 12 Janvier-  La France Pittoresque vient de publier un article remarquable sur ce mathématicien de génie et j’ai voulu le partager avec vous.

https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article14345.