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L’expo est finie

L’expo s’est terminée  pour la fête des mères. Un public passionné qui est resté des heures à tout examiner et à poser des  questions. Tous ces contacts si sympathiques m’ont fait énormément de plaisir. Le clou de l’exposition n’a pas été un de mes quilts anciens mais une robe que j’avais fait pour ma fille Chantal …. il y a déjà plus de 30 ans ce qui fait que si elle n’est pas encore antique elle est au moins vintage!

J’étais restée perplexe lorsqu’elle m’a demandé ce cadeau de Noël et j’ai profité de l’occasion pour faire des tas d’expériences .

Ma grand mère m’avait enseigné ce qu’on appelait alors la « dentelle de Milan », une dentelle à l’aiguille  faite à partir  d’un lacet bâti sur de la toile d’architecte ( une toile raide comme celle qui garnissait les vestons) . Le lacet était devenu introuvable et internet ne permettait pas encore de faire  des recherches hors de la France. J’ai donc décidé d’utiliser un lacet fin et flexible  qui a l’avantage d’ajouter de la couleur à l’ensemble.

J’ai continué à utiliser le lacet  pour créer des formes. Celui-ci est plus rigide mais le relief obtenu est très intéressant. J’ai aussi fabriqué de petites fleurs au crochet pour décorer les coutures en lieu et place de la broderie.

Et enfin j’ai expérimenté la broderie sur velours. Le velours est difficile à broder puisqu’on ne peut pas utiliser un dessin qui servirait de repère, j’ai donc utilisé un canevas dont j’ai ensuite enlevé les fils.

Nos grands mères contournaient la difficulté en faisant de merveilleuses peintures sur velours. Là aussi j’ai commencé à faire des expériences mais je n’ai pas encore eu le temps d’approfondir.

Pendant l’exposition sont arrivés les tout premiers exemplaires de « Créez votre Patchwork » un livre que Mireille Boss, alors présidente de France Patchwork, avais publié  il y a très longtemps en noir et blanc et qui était épuisé. Je l’ai mis en couleurs ce qui a demandé des heures et des heures de travail car il fallait refaire tous les dessins et moderniser un peu la présentation.  Le peu d’exemplaires que j’avais est parti très vite et j’étais ravie car c’est vraiment un ouvrage sur les techniques de base du patch  et j’avais peur d’en rebuter plus d’une.

Expo Avignonet

Celles d’entre vous qui m’avaient fait le plaisir d’assister à ma conférence aux archives municipales savent que le crazy est une de mes passions. Au fil des années j’ai rassemblé une petite collection de crazys anciens et j’avais toujours eu envie de leur consacrer une véritable exposition. Le problème étant toujours de trouver une salle!

La mairie d’Avignonet a eu la gentillesse de nous prêter une des salles de la médiathèque et je peux donc enfin réaliser mon rêve. Et la période choisie est idéale puisque une de mes récentes acquisitions a été dédié    en 1885 à une mère,  probablement par ses filles.

La médiathèque d’Avignonet est facile à trouver: il suffit de viser la tour qui est une des curiosités du village. Mais pour plus de sûreté Elisabeth a promis de prévoir un flêchage pour que nous n’ayons pas le problème rencontré à l’ESCAL de Nailloux!

Il y a deux sortes de crazys: les crazys « de musée » ces merveilleux ouvrages réalisés par les riches bourgeoises de l’époque victorienne, incroyablement préservés et décorés. La seconde catégorie est celle des crazys faits par les femmes américaines qui voulaient suivre la mode sans toujours en avoir les moyens financiers ou techniques- quand on travaille dur à longueur de journées on n’a pas le temps de broder des choses compliquées-

Je me suis toujours sentie en affinité avec ces femmes pour qui le patchwork pouvait être une façon de rêver et de créer dans une vie souvent bien austère et c’est à elles que j’ai pensé  tout au long du travail.  Nous serons là pour vous expliquer tout ce que vous ne savez pas encore sur la technique.

A bientôt.

The Gloucestershire Cheese Rolling Festival

Le printemps est presque là même s’il se fait un peu désirer et les magasins sont remplis de muguet, d’oeufs en chocolat et de lapins de Pâques.

Cette année, j’ai eu envie de faire une pause patchwork et  de  résister au  chocolat ( tâche presque impossible).
J’ai donc fait un tour du monde pour voir comment on célébrait le printemps ailleurs .

En Angleterre  on fête  » Spring Bank Holiday « , un des rares jours fériés de l’année. Et Gloucester fête Bank Holiday d’une façon tout à fait particulière. C’est le jour  de « Cooper’sHill Cheese Rolling and Wake »

Des milliers de gens se réunissent  sur une colline particulièrement escarpée pour assister à la course au fromage annuelle.  Cette course semble avoir une origine très ancienne. Il semble qu’au départ on ait fait rouler des broussailles enflammées sur la pente pour symboliser le début d’une année nouvelle. Ce serait lié à un rite de fertilité destiné à assurer une bonne récolte.

Le fromage utilisé actuellement est un « Double Gloucester » rond protégé par un entourage en bois et décoré de rubans. Depuis 1988 il est fabriqué chaque année par Diana Smart  de Churcham, Gloucestershire. Elle  utilise le lait de son troupeau de vaches brunes suisses et elle est la seule à utiliser encore  les méthodes de fabrication traditionnelles.  Le vainqueur remportera le fromage!

De l’avis général il faut être un peu cinglé pour participer à la course. En effet une roue de fromage d’environ 4 kgs est lancée et descend la colline environ 110 km à l’heure, les participants doivent courir derrière elle.  Le premier qui atteint le bas de la pente sans s’être cassé le cou a gagné la course.

Si vous avez jamais essayé de descendre une colline escarpée en courant vous voyez ce que je veux dire. Il faut être particulièrement sportif et avoir un sens de l’équilibre absolu pour ne pas multiplier les chutes. Sans compter l’intervention des autres concurrents qui volontairement ou non peuvent vous faire tomber. Un des champions de la course  – il a gagné 16 fois – dit qu’il faut se pencher en arrière, mais c’est plus facile à dire qu’à faire.

D’ailleurs en bas de la colline une équipe médicale attend les concurrents pour soigner  les fractures, épaules démises et autres coups sur la tête et bras  ….

Il y a 4 courses: une pour les hommes, une pour les femmes, une pour les garçons et une pôur les filles et tous manifestent le même enthousiasme et le même mépris du danger!

Mais tout le monde sait que le printemps rend un peu fou! Et ça n’arrête pas les concurrents Il faudra, l’an prochain que j’aille à Gloucester oir ça de près!

Norvège

L’autre jour ma fille m’a envoyé un lien vers un site consacré aux célèbres pulls norvégiens, lien que j’ai aussitôt mis sur ma page FB tant cela m’a paru intéressant.

https://craftsmanship.net/the-nordic-sweater-detective/?fbclid=IwAR2DrZAJGOgjpBBFJig9Wvu9jTXAY-eeYXkhSyHvfSavRfdc5QPcHmvC88w

En le regardant je me suis dit que si on parlait souvent et facilement des traditions anglo-saxonnes apportées par les migrants aux USA on faisait beaucoup moins références à l’héritage scandinave.

Un des apports majeurs des pays du Nord aux USA a été le si traditionnel « Log Cabin ».   Certes le concept  semble avoir été inventé par un architecte romain, mais mais c’est dans les pays de forêts comme la Norvège qu’il s’est le plus épanoui.  Il en existe encore des exemples soigneusement préservés.

Naturellement le tricot semble avoir été un des arts majeurs. Là aussi les rigueurs du climat exigent en hiver de nombreuses – et chaudes- couches de vêtements , même pour les plus endurcis.

Les norvégiennes sont  parties de ces dessins traditionnels et les ont traduites en tissu. Il en est résulté une série de quilts traditionnels reproduisant ces motifs et en particulier l’étoile à 8 branches et ses variaitions.

Voici par exemple un bloc appelé Norvège, créé et exécuté par des américaines et qui est une variation des motifs précédents. C’est une sorte de variation sur le log cabin. L’auteur du quilt l’a traité en « scrap ». il me semble que l’effet aurait été meilleur avec des couleurs plus organisées ou en faisant un bicolore dans la tradition norvégienne.

Je préfère par exemple celui là, mais naturellement c’est affaire de sensibilité…

 

centre d’un quilt appliqué main d’après des motifs traditionnels.

Les motifs floraux semblent avoir moins tenté les quilteuses. Il faut dire que leurs volutes sont très complexes et difficiles à reproduire. N’éanmoins une jeune fille a pris le motif central d’u patch réalisé par sa mère.

Elle s’est beaucoup excusée de son  manque de maîtrise de la  photo qui ne lui a pas permis de prendre le quilt entier. C’est bien dommage si on en juge par la perfection du centre.

Certains quilts sont très traditionnels comme

 

 

D’autres quilts sont  le sont moins  …

 

ou  encore moins comme cet extraordinaire pyramide par exemple

Et naturellement dans ce pays maritime les bateaux n’ont pas été oubliés et ont inspiré de très belles choses

Ce dernier quilt représente  le bateau Osenberg qui se trouve actuellement au musée de la marine  d’Oslo. il fut construit aux environs de 817 Avant J.C.  et il était enterré dans le tumulus consacré à une reine, probablement la reine Asa.
Et si vous voulez faire du « Norvégien » mais que vous manquez d’inspiration, vous pouvez toujours employer les tissus que ces forêts romantiques ont inspiré à Michael Miller!

 

 

journée de l’amitié

Jeudi dernier avait lieu à Balma la journée de l’amitié de la délégation. Une journée   parfaite autant par le temps merveilleux qui nous a favorisées que par la superbe organisation et l’ambiance amicale qui régnait.

Brigitte et son équipe s’étaient assuré le concours d’Anne Carson qui avait préparé avec soin les quelques 130 kits nécessaires au travail de la journée: un bouquet de fleurs réalisé à l’aide de fils fantaisie,   chenille, laines fantaisies, ruban  multicolore (qu’elle avait teint elle même).  Et plusieurs de ses amies circulaient pour nous aider, nous donner conseils et encouragements.

En ce qui me concerne j’ai découvert que, telle Monsieur Jourdain, je pratiquais depuis des années la broderie créative sans le savoir, mais je me suis tout de même beaucoup amusée car en matière de broderie on n’a jamais tout découvert et il y a toujours de petites futées qui trouvent de nouveaux trucs pour enrichir cet art millénaire et si malmené ces dernières années,-confisqué comme il l’avait été par le « point compté ». Je me réjouis de le voir revivre, ça m’a donné un nouvel élan et je remercie donc toutes celles qui ont contribué à faire de cette  journée une découverte et  un succès.

Quelques très beaux quilts étaient exposés sur des grilles . là aussi la créativité des patcheuses semble sans limites. L’unanimité s’est faite autour de l’arbre d’  Annie Vieussens, époustouflant tant pas la perfection de la technique que par sa beauté.

Pour ma part je le mettrais à égalité avec le ravissant village en noir et blanc épuré et poétique de Fanfan Saint Martin.

Les autres quilts étaient très beaux aussi et méritaient  notre admiration , je vous donne simplement deux échantillons, tous auraient mérité une photo.

Une belle journée. A bientôt pour d’autres journées comme celle là.

Les souris

Depuis quelques temps je subis une attaque en règle des souris. Certes il y en a toujours eu plus ou moins dans ma vieille maison et cela m’amuserait plutôt tant que ça reste dans des limites raisonnables. Mais trop c’est trop!

En moins de 15 jours j’ai découvert:

  • Qu’elles avaient réussi à  s’introduire dans un sac de croquettes de chien de 18 kg qu’elles ont complètement pollué. Pourtant ces sacs sont gardés dans de grandes poubelles en plastique épais au couvercle solide et il n’y avait pas le moindre trou …. mais il n’y  avait pas moins de 8  cadavres dans le sac, un record!
  • Qu’elles s’étaient introduites dans le carton à dessin dans lequel  je conserve mes maquettes  et y avaient fait aussi des ravages . Mes dessins doivent leur sembler indigestes parce que là aussi j’ai trouvé leurs cadavres.
  • Qu’elles couraient  partout dans la cuisine alors que tous les comestibles sont soigneusement enfermés car j’ai des animaux voleurs.

Mes chats ne peuvent pas les attraper à l’intérieur de la maison car il y a trop de caches possibles pour elles qui sont inaccessibles pour eux. Les tapettes fonctionnent bien,  il y en a toujours qui reviennent mais d’habitude elles ne font pas de dégâts.

Bref, l’esprit axé sur ces sales bêtes j’ai voulu me distraire en regardant des quilts. Et je me suis demandé si cela avait inspiré les artistes.

J’ai été surprise. Il y a beaucoup de quilts comportant des souris que je ne m’y attendais. et toutes les techniques sont représentées.

Piéçage – essentiellement piéçage papier.

Ces deux là m’ont semblé particulièrement attendrissantes

Mais il y en a d’autres

English Paper Piecing Templates Uk Awesome Mouse and Swiss Cheese Foundation Paper Piece Quilt Pattern by

L’appliqué est bien représenté

la plupart du temps il s’agit de mini quilts, mais on trouve aussi de vrai tableautins comme celui-ci. Je ne sais pas si Lili adore les souris ou s’il s’agit simplement de lui apprendre à ne pas en avoir peur !

L’exemple le plus extraordinaire que j’ai trouvé est le suivant : tout un quilt fait de blocs brodés  d’après des dessins  de Dougal Ann Walker et racontant les étapes de création d’un patch.

« les souris patcheuses »

Je vous donne les références du blog: tous les carrés sont photographiés séparément et cela vaut la peine d’aller les regarder.

http://minipatch.canalblog.com/archives/2015/07/01/32296225.html

 


On a toujours tort de faire confiance à l’informatique! il me semblait bien que le blog suscitait moins de commentaires, mais je n’avais pas réalisé que l’envoi automatique d’une notification aux abonnés lorsque j’écris un article foirait complètement. Le logiciel a purement et simplement cessé de fonctionné et ça sans donner le moindre avertissement. Il va falloir réparer. Donc si vous êtes abonnés et n’avez pas reçu de nouvelles de moi, excusez moi , c’est la faute à Mail Poete!

Bicolores

Pour qu’un quilt soit vraiment réussi il faut que la gamme colorée employée le soit aussi.

Et c’est là que les difficultés commencent. Même si certains pensent avoir « un sens inné de la couleur », l’expérience montre que ça n’est pas tout à fait vrai même si, dans ce domaine comme dans bien d’autres, certains sont plus doués que d’autres. Si les artistes japonaises ont pu émerveiller le monde des quilteuses c’est parce que la plupart avaient reçu une solide formation artistique et que la couleur n’avait plus de secrets pour elles.

Tout le monde ne peut pas recevoir ce type de formation et, si vous ne vous sentez pas vraiment sûre de vous, il est une manière simple de contourner le problème: faire du bicolore. Les quilts anciens comportent d’innombrables quilts réalisés en bleu ou en rouge sur fond blanc et la plupart sont très spectaculaires. Pas d’erreur possible et un contraste assuré!

D’ailleurs en 2011 le American Folk Art Museum a transformé  les 5000 m2  du  Wade Thomson Drill  Hall  de  Park Avenue  en y installant les   650 quilts américains rouges et blancs  de la collection de  Joanna S. Rose.

 

Voici quelques exemples de quilts réalisés de cette façon. Celles qui n’aiment pas le rouge peuvent utiliser le bleu, et je suppose que les irlandaises utiliseraient le vert pour honorer Saint Patrick.

Une autre façon d’utiliser la couleur unique est de varier les tissus d’une même gamme. Je vous donne par exemple quelques exemples faits à partir de variations sur le bleu. Cela introduit de la vie dans l’ouvrage sans heurter le regard. L’harmonie colorée est là, mais le fait d’avoir combiné des tissus différents introduit une note de fantaisie qui ne serait pas là si vous utilisiez un seul tissu coloré ou un uni.

Et il reste bien sûr l’éternel  » noir et blanc ». C’est le contraste absolu, c’est aussi le moyen de réaliser des quilts très « graphiques » et à l’aspect résolument contemporain.  Si  vous voulez un résultat plus doux à l’oeil vous pouvez troquer le blanc pur contre un faux uni et introduire quelques noirs imprimés.

Il a gelé

Ces quelques jours si froids m’ont rappelé l’existence d’un motif qu’on utilise peu , le cristal de glace. Le cristal de glace est toujours hexagonal et  on peut créer des tas de variations à partir de cette forme.  Comme les cristaux sont généralement très découpés Il sont  techniquement très difficiles à réaliser.

Mais comme vous le savez, la créativité et l’habileté  des quilteuses ne connaissent pas de limites et elles n’ont pas hésité à créer des motifs intéressants.

Certaines, comme Paula Nadelstern ont superbement  surmonté la difficulté en utilisant de minuscules fragments de tissu. et le résultat témoigne de son incroyable maîtrise.

Kaleidoscopic XXII Ice Crystals, 41 x 54, copyright 2000, Paula Nadelstern

D’autres, comme Eileen  Fowler ont utilisé la facilité offerte par le piéçage papier – qui permet d’exécuter avec précision des assemblages compliqués.

Si on a une maîtrise parfaite du matelassage machine comme « Twocatsquilts »  on peut aussi  simplement dessiner les cristaux sur un fond.

 

Mais certaines ont pensé à celles d’entre nous qui sont moins expertes!

Ce dessin spectaculaire  et pour tant très simple a été créé  par Dianne Gronfors. Je l’ai décomposé pour vous et vous pouvez constater qu’il est créé à base de carrés: trois carrés différents, le premier sert pour le bloc central, les deux autres pour la bande de séparation. Les blocs sont posés en diagonale ce qui donne davantage d’impact au dessin .

Pour ma part, il y a très longtemps, j’avais contourné la difficulté en créant des cristaux à partir de fleurs de guipure et en les appliquant sur un fond  de satin bleu glacier.

Christmas Stocking

La plupart des traditions de Noël remontent à la nuit des temps, même si le christianisme s’ en est approprié une bonne partie, substituant l’enfant Jésus aux bénéficiaires d’origine. Cela n’ôte rien à leur sens symbolique et à leur valeur universelle. En effet la plupart de ces fêtes sont liées au solstice d’hiver qui marque la fin du raccourcissement des jours et le début d’une remontée vers la lumière.

Sous une forme ou sous une autre tous les peuples ont célébré le «Sol Invictus» le Soleil invaincu. En l’enfant Jésus de la crêche symbolise aussi cette permanence de la vie. Il est donc naturel qu’on ait placé arbitrairement sa naissance à cette époque de l’année, même si aucun historien ne semble savoir de façon certaine à quel moment il est né.

– Le gui était la plante sacrée des druides et les païens considéraient les plantes toujours vertes comme le sapin comme des symboles de la vie éternelle et de la renaissance. C’est la raison pour laquelle gui et sapin sont présents dans nos maisons à cette époque de l’année.

– D’autres traditions sont à l’origine des «christmas stocking», ces chaussettes qu’on suspend dans la cheminée. La fête du Dieu scandinave Odin, Yule se situe le 21 Décembre. Selon la légende racontée par Phyllis Siefker les enfants  suspendaient dans la cheminée leurs chaussettes remplies de carottes et de sucreries à l’intention du cheval ailé d’Odin, Sleipnir. Pour les remercier de leur gentillesse le cheval remplissait la chaussette de sucreries.

D’autres traditions attribuent l’origine des chaussettes de Noël à  Saint Nicolas qui se confond souvent actuellement avec le Père Noël. 

Saint Nicolas, né en 280 AD, à Patara, une ville Asie Mineure. Fervent disciple de Jésus et très riche lui même il consacra sa vie à aider les pauvres et les malades et devint très jeune évèque de Myra. Il parcourait la contrée en distribuant cadeaux et argent mais il le faisait toujours de nuit pour rester anonyme. On raconte qu’un paysan vivait à Patara , sa ville natale avec sa femme et ses 3 filles. La femme mourut subitement de maladie lui laissant la charge des filles qu’il dut assumer malgré son chagrin. Lorsque les filles furent en âge de se marier il était si pauvre qu’il ne pouvait pas  fournir la dot qui leur aurait permis de trouver un époux convenable et cela ajouta à sa peine. Un jour les filles firent la lessive et suspendirent les chaussettes de la maisonnée au dessus de la cheminée pour qu’elles sèchent pendant la nuit. Nicolas décida de profiter de l’occasion. Il attendit que tout le monde soit endormi puis il se glissa dans la maison et mit suffisamment d’or dans les chaussettes pour que le prix de la dot soit couvert. Les filles furent bien mariées à la grande joie de leur père.

Peu à peu sous l’influence du christianisme Saint Nicolas se substitua à Odin et les carottes furent remplacées par le verre de lait et les biscuits que l’on place sur une table à l’intention du père Noël. 

C’est ainsi que commença la tradition des chaussettes suspendues dans la cheminée la veille de Noël. Au départ les enfants suspendaient leurs chaussettes de tous les jours puis on se mit à fabriquer des chaussettes décorées spéciales qui ne servent qu’à cet usage. Chaque famille choisit avec soin la décoration du la chaussette et parfois on brode dessus le nom du membre de la famille pour qui elle a été faite.

Si vous ne savez pas coudre vous pouvez la tricoter. Il existe de nombreux modèles de tricot à  motif Noël généralement inspirés de  la tradition scandinave. Et en dernier ressort vous pouvez l’acheter toute prête- mais ça ne sera jamais aussi personnel que si vous l’avez faite vous même avec l’aide de vos enfants.

Et comme de nombreuses familles n’ont plus de cheminée la chaussette peut être suspendue n’importe où comme en témoigne cette photo conservée par le Smithsonian Museum.