Archives pour la catégorie Non classé

Animaux géants en piéçage papier

Jack the wolf

Je fouillais sur le net à la recherche d’une idée… l’installation en automne me donne toujours le cafard!

Et je suis tombée par hasard  sur un loup qui m’a enthousiasmée. En allant plus loin j’ai découvert qu’il avait été réalisé d’après un modèle de Violet Craft.

Elle a renouvelé le piéçage  papier en l’utilisant  pour faire de grandes pièces – de plus d’un mètre de côté.

Elle a créé ainsi toute  une série d’animaux loups, girafes  lions etc…  Vous pouvez acheter  les patrons sur Amazon (entre autres) .

 Je dois dire que j’ai été séduite par la beauté et l’originalité des oeuvres,  bien que le loup Wolf et sa copine Jackie  me semblent ses meilleures réussites.

Jackie

 

En voici quelques unes. Ca pourrait faire de superbes cadeaux de Noël… La taille des pièces permet d’avancer très vite et il est prévu de matelasser à la machine.

Plissés et autres techniques de relief

L’exposition de Balma comportait une série de patchs réalisés avec des techniques de relief.

Elles s’en étaient données à coeur joie et  toutes les techniques de relief étaient représentées! Yoyos, plissés, tressés, etc.

Hélas cette salle si belle mais éclairée à la lumière artificielle ne se prêtait pas aux photos et les miennes sont donc plus que médiocres ce dont je m’excuse auprès des artistes!

Lorsque j’ai commencé le patch je croyais que la seule façon de donner du relief à mon travail était de matelasser.  J’ai vite réalisé que les quilteuses ne s’étaient pas contentées de ça et avaient cherché à améliorer l’aspect tri-dimensionnel de leur travail. Le trapunto et autres boutis  sont déjà assez efficaces, mais elles voulaient davantage encore.

Pendant longtemps je n’ai connu que 2 techniques. La première était celle du Cathedral Windows. On obtient des résultats très intéressants mais c’est long à faire et consomme énormément de tissu. L’avantage est qu’on peut ajouter une épaisseur de mousse dans chaque carré qui le rendra plus chaud. Et  nos chutes peuvent égayer les fenêtres. Je l’ai beaucoup utilisé essentiellement pour réaliser des dessus de voiture pour les landaus de bébé.

J’ai aussi découvert  ce qu’on appelait  » Prairies Points » et ça m’a enchantée. C’est facile et amusant à faire.  C’était destiné à faire des bordures à l’aspect dentelé et qui changeaient agréablement des biais rectilignes et trop sages à mon goût.

Il y avait aussi des techniques qu’on utilisait à l’occasion pour obtenir un effet spécial :  les yoyos bien sûr mais aussi les ruchés  qui servaient aux dames de Baltimore pour rehausser les fleurs de leurs appliqués. On peut ajouter les smocks qui décoraient la plupart des robes de petites filles et sont une source importante de fantaisies en relief.

Plus tard j’ai découvert les pliages japonais.

Si leur aspect est proche de celui du Cathedral Windows ils ont l’avantage d’être beaucoup plus faciles à faire.

De plus on peut modifier la forme de base carrée, faire des triangles ou des hexagones ce qui les rend faciles à utiliser. On peut aussi les garnir d’une épaisseur de mousse pour la chaleur. Par contre ils ont beaucoup moins de relief que le Cathedral Windows.

Et pour rester  au Japon on a adapté au tissu certaines techniques d’Origami.  Les fleurs ont sans doute été les adaptations les plus populaires, mais on peut utiliser d’autres motifs.

Le quilt marin par exemple utilise des  poissons en pliage ce qui  évite les longues heures passées à les appliquer et donne beaucoup de relief à l’ensemble

Lorsque ma fille s’est installée en Angleterre et que j’ai fréquenté les clubs et expositions de ce pays J’ai découvert  le « Somerset Patchwork » que les anglais utilisaient intensivement et qui permet des tas de variations. selon qu’on met les pointes les unes en face des autres ou qu’on les décale C’est simple à réaliser même si cela exige du soin et de la précision pour que le résultat soit parfait. L’inconvénient est que le nombre d’épaisseurs de tissu impliquées le rend lourd et un peu rigide. Il vaut mieux le réserver à de petits ouvrages,

pointes alignées

pointes décalées

C’est semble-t-il aussi le Royaume Uni et plus particulièrement l’Ile du Man qui a découvert les blocs de patchs réalisés en pliage. Au lieu de coudre les bandes les unes à côté des autres on les pose pliées à l’emplacement convenable . Naturellement chaque bande est sécurisée dans sa position. Mais là aussi l’avantage est qu’il n’est pas nécessaire pour  réussir qu’on soit une couturière expérimentée. cette technique de pliage peut être adaptée à d’autres blocs simples et à une époque on l’employait beaucoup pour faire des blocs miniatures destinés à décorer les arbres de Noël.

Plus récemment sont apparues les planches à plisser. 

Plisser les tissus se fait depuis des centaines d’années. Plis plats, plis creux et le fameux plissé soleil étaient courants sur les vêtements. On pouvait les faire à la maison et je me souviens de ma mère, mètre  ruban dans une main, épingles dans l’autre, mesurant les distances nécessaires pour faire un pli parfait qui serait ensuite fixé au fer. Les pressings pouvaient exécuter ces plissages à la demande . Au départ elles utilisaient de grands gabarits de carton, puis on fabriqua des machines munies de pinces.  On vendait aussi dans les magasins des tissus déjà plissés. Un monde aujourd’hui disparu.

Mes planches à plisser me sont venues d’Australie. Comme la broderie au ruban – ex broderie rococo- il semble que le plissé ait été réinventé dans cette partie du monde et on a créé de petits métiers à l’usage des quilteuses. Je me suis énormément amusée avec car on peut retravailler les plis obtenus pour les déformer, les perler etc.
Il y a d’autres manières d’introduire du relief dans les patchs, je n’ai passé en revue que les plus utilisées.  Je regrette que la mode en semble un peu passée. Or y a quantité d’usages qu’on pourrait en faire

Broken Star

A l’exposition de Balma j’ai vu une très belle étoile, faite d’après ce motif traditionnel qu’on appelle généralement « Broken Star »,  l’étoile éclatée.

Généralement cette étoile est faite de losanges chaque grand losange étant composé de losanges plus petits. L’artiste avait encore compliqué les choses en remplaçant les petits losanges par des triangles. Et elle avait exécuté un superbe matelassage dans les surfaces de fond comme il se doit dans ce genre de travail.

j’ai toujours beaucoup aimé cette étoile qui permet de faire un quilt spectaculaire  et moins difficile qu’on croit à réaliser puisqu’on peut utiliser les méthodes d’assemblage rapide  pour  les petits losanges.  Je n’aime d’ailleurs pas tellement cette méthode qui, selon moi, ne permet pas de totalement contrôler la gamme colorée qui fait le charme du motif.

Cette gamme d’ailleurs peut être réduite au minimum. C’est ce que j’ai fait il y a très longtemps lorsque j’ai réalisé celle-ci pour mon mari avec du rouge, du vert émeraude et un imprimé! C’était un de mes premiers ouvrages et j’en étais très fière, mais j’ai découpé les losanges un par un. Il faut dire qu’à l’époque on ignorait le rotary cutter et les méthodes d’assemblage rapide.


Pour celles qui sont séduites mais reculent devant le nombre de pièces à assembler il existe solutions sont possibles pour faciliter le travail.

Faire les grands losanges en log cabin

Le log cabin facilite beaucoup le travail. Dadie Rae quilt shop s’est amusée à reproduire la forme dans un quilt entièrement fait de carrés de log cabin!

On peut aussi remplacer certains losanges par de grands morceaux de tissu richement imprimé.

On utilise généralement des fonds blancs ou noir pour bien mettre l’étoile en valeur. Le noir donne un aspect amish très intéressant

Mais on peut remplacer le blanc par du tissu imprimé . On ne voit pas l’étoile terminée mais le top est prometteur et le dégradé de couleurs crée un effet de halo très intéressant.

Et une artiste particulièrement courageuse a remplacé le tissu de fond par des bandes de tissus unis de la largeur des losanges pour créer un stupéfiant kaléIdoscope.

Le patron a subi d’autre variations.  Il peut alors porter d’autres noms comme Carpenter’s wheel. Voici un exemple réalisé à partir de losanges en log cabin. les carrés intermédiaires ont été remplacés par des losanges, piécés eux aussi, ce qui modifie complètement l’aspect de l’étoile terminée.

 

 

 

Les 30 ans du club de Balma

Je suis allée hier matin visiter l’exposition que le club de Balma avait organisé pour fêter les 30 ans du club. Une salle immense et superbe dans laquelle les nombreux quilts étaient à l’aise. Un  accrochage savant permettait d’admirer chaque patch  » de près et de loin »  ce qui est bien agréable. Un seul bémol à mon sens: cette salle aux murs sombres ne bénéficie que d’un éclairage artificiel. Dommage. J’aurais aimé voit tout cela inondé de lumière naturelle .

Dés l’entrée 2 grandes pancartes racontaient l’histoire de ce club qui est un des plus anciens de Toulouse. 

entouré de quelques quilts datant des débuts du club.

Comme d’habitude j’ai photographié au hasard de ma marche. J’ai négligé certaines pièces car la lumière des spots « brûlait » les couleurs. Mais a visite réservait de très jolies surprises. 

de délicates broderies

 

des sashikos . j’ai été heureuse de voir 2 jolies pièces consacrées à cet art japonais trop souvent négligé.

Des oeuvres naïves parfois très élaborées

des créations originales

Il y en avait beaucoup d’autres. Je n’ai pas eu le temps de tout classer. Je m’efforce d’atténuer les effets des spots et ce n’est pas facile! Vous les verrez la semaine prochaine. Mais ne manquez pas d’aller visiter l’exposition: un quilt est toujours plus beau  » en vrai ».

Salle de l’Odyssée jusqu’au 3 Octobre de 11 à 18 heures

Equinoxe

Nous venons de passer l’équinoxe d’automne qui concrétise le raccourcissement des jours et la descente vers l’hiver. Pouah.
C’est le moment de réagir, de se préparer au froid, donc de faire un quilt.

La période semble avoir été une source d’inspiration pour de nombreuses artistes. Peut être en raison d’un patron créé par Cozy Quilts Design et qui porte ce nom.Selon la gamme colorée choisie il peut d’ailleurs figurer l’équinoxe d’automne ou celui de printemps!

On peut symboliser l’équinoxe de plusieurs façons: en utilisant les couleurs de l’automne, ces rouges, or, bruns extraordinaires  qui illuminent la campagne avant la nudité triste  de l’hiver à moins qu’on ne préfère les verts tendres les mauves et les jaunes du printemps. Il suffit de choisir une forme simple comme dans les quilts ci dessous et de sélectionner dans nos armoires les couleurs qui donneront cet effet automne  ou printemps….. Le quilt aux triangles est d’ailleurs  prévu pour l’équinoxe de printemps

 

 

On peut représenter la chute des feuilles qui s’amorce

On peut aussi montrer ce soleil qui décline et se fait plus rare et plus court. Une seule artiste semble-t-il  a célébré le soleil ce soleil qui va bientôt tant nous manquer.

Parfois l’équinoxe inspire des quilts très originaux comme ce collage de Charlotte-Ziebarth

Le collage n’est pas encore une technique très exploitée. Pourtant on peut obtenir des effets très intéressants par les juxtapositions de formes et de couleurs  qu’il permet .

C’est la rentrée

Septembre marque la fin des vacances et la rentrée scolaire.  Cela représente parfois un soulagement pour les mamans qui vont enfin trouver le temps de se livrer à leur activité favorite: faire du patch.

Il existe relativement peu de dessins consacrés aux élèves  je n’en ai trouvé que deux, dont une série de dessins prévus pour la broderie machine qu montrent une Sue affairée se livrant à diverses activités scolaires

 

Il m’a donc semblé intéressant de me pencher sur un  très vieux classique du patch: « Little School House » La petite école.

Dés que les pionniers ont commencé à se regrouper en villages   ils ont cherché à créer des écoles.  Nos ancêtres savaient que l’apprentissage de la lecture et de l’écriture est la clé de la liberté  et permet ensuite l’ascension sociale  rêvée par tout bon américain.

Il n’était pas toujours facile d’avoir une école. Le bâtiment pouvait se construire assez aisément même s’il consistait souvent en une seule pièce dans laquelle tous les niveaux d’élèves se côtoyaient. Il était plus difficile d’avoir une institutrice et celle ci devait souvent se contenter de loger chez l’habitant.

Barbara Brackman  écrit dans  » Clues in the Calico » que le plus ancien bloc que l’on appelle Schoolhouse date de la fin du XIXème siècle – entre 1880 et 1890. Il a d’ailleurs reçu d’autres noms comme  « Old Kentucky Home » ou « Lincoln’s Log Cabin »

Schoolhouse or House in a Garden Maze, 1890 – 1892,

C’est Ruth Finley qui lui donne le nom  bien connu de « Little Red Schoolhouse » – la petite école rouge en 1929 .

J’ai retrouvé un  certains nombre de variations à partir du modèle. Dans plusieurs dessins, l’école est surmontée d’une petite construction contenant sans doute une cloche destinée à appeler les élèves.

« Dear Jane et Sentimental Stitches ont  revisité le bloc d’une façon très intéressante: le carré qui d’ordinaire contient la fenêtre est remplacé par un minibloc…..Elles ont créé 20 variations  à partir de l’école. l’ensemble est assez ancien ( 2013) et je ne suis pas certaine qu’il soit encore possible d’acheter les patrons – la version digitale n’est plus disponible, mais ils sont assez faciles à reconstituer et vous pouvez créer vos propres variations.

Le quilt réalisé par jeanne Bird vous donne une idée de l’effet d’ensemble.

 

Ruth Power

Les  feuilles comment à jaunir. L’automne n’est pas loin. Bonne année scolaire.

Former la relève

La plupart des clubs vieillissent. C’est le constat que l’on fait souvent dans les expositions. Lorsque je suis allée visiter celle de Saint Nicolas de la Grave il y avait une section pour « nonagénaires ».
Il faut dire qu’aujourd’hui la plupart des enfants ne savent pas coudre ni broder, et ceux qui savent préfèrent se mettre directement à la machine qu’aligner les points à l’aiguille.
La solution est de les former, de leur apprendre ce qui pourrait bien redevenir une technique de survie si la récession continue et s’amplifie.

A Saint Nicolas on avait prévu un « challenge enfants » qui montrait des carrés réalisés par les enfants de l’école. certes c’était plus du collage que de la couture véritable, mais c’est un bon début et on peut petit à petit introduire d’autres techniques.

D’autres essais ont été faits, cette fois dans le but de rassembler des fonds pour  l’école ou pour des causes charitables.

Souvent on utilise simplement la facilité procurée par les feutres indélébiles: les enfants dessinent un carré directement sur le tissu et un adulte les assemble.

Les tissus autocollants sont aussi découpés par les enfants et collés sur le tissu

Parfois on « triche »: le dessin de l’enfant est reproduit par un adulte

Ou l’enfant se contente de coudre certaines décorations comme les boutons. Dans le cas des cerfs volants il aurait été facile de les faire assembler par les enfants avant qu’il n’impriment la trace de leur main.

Mais quelques classes ont pris le défi au sérieux: Les enfants ont véritablement piécé un certain nombre de blocs .

Les enfants aiment faire des expériences nouvelles et il serait très facile de leur apprendre à coudre de façon ludique. Le quilt est un moyen aussi utile qu’ingénieux pour les amener  à apprendre les bases de la couture et à se perfectionner.

Feux d’artifice

La saison des fêtes  bat son plein. Et que serait une fête, même dans un petit village comme le mien si elle ne se terminait pas par un feu d’artifice.

Le thème a inspiré les quilteuses: naturellement la palme revient aux asiatiques. Ce sont eux, n’est ce pas , qui ont inventé le feu d’artifice .

On dit que les premiers feux d’artifice ont été tirés  en Chine dés le 11ème siècle. On les utilisait dans les grandes fêtes et ils étaient supposés chasser les mauvais esprits et apporter chance et bonheur.  Etre pyrotechnicien était un travail  de spécialiste très respecté et honoré.

Ils étaient à base de poudre noire mise dans des parchemins scellés.Mais dés le XIV ème siècle les livres chinois décrivent la façon de créer les fusées et les produits à ajouter pour obtenir des couleurs variées.

Chinese firework by aardwark quilts

 

La poudre noire ne sera connue en Europe que 2 siècles plus tard grâce à Marco Polo. Et il faut attendre le XIV ème siècle pour que les feux d’artifice fassent leur apparition en France.

Le premier feu d’artifice tiré en France ne le sera qu’au 17ème siècle, lors du baptème du futur roi Louis XIII. Sa popularité ne cesse de croître.

Des livres sont  publiés dans le courant du XVIIIème siècle pour décrire les modes de fabrication: « Traité des feux d’artifice pour le spectacle » d’Amédée François Frézier publié dés 1706 et réédité en 1747.   Vient ensuite en 1758 la contribution du missionnaire Pierre Nicolas le Chéron d’Incarville ….On composera même des musiques en l’honneur des feux d’artifice comme la Musique pour les feux d’artifice Royaux composée par George Frédéric Haendel en 1749 pour célébrer le traité d’Aix la Chapelle signé en 1748.
Les scientifiques s’y intéressent également: Bertholet découvre en 1786 que l’oxydation avec le chlorate de potassium permet d’obtenir  des fusées violettes.

Dreaming Fireworks, Etsuko Iitaka, Tokyo

Les feux d’artifice aujourd’hui  ont atteint leur maturité. Outre la multiplication des couleurs et des formes on a multiplié les recherches concernant la sécurité…. les fusées d’origine avaient tendance à provoquer des accidents ou des incendies.

Des festivals -compétitions de feux d’artifice se déroulent partout dans le monde. Le plus important se tient  ou se tenait à Manille dans les Philippines mais il y a aussi  celui de Montréal,  et ceux qui ont (ou avaient lieu à Cannes). Lorsque j’étais jeune j’ai  assisté plusieurs fois à celui de Cannes, c’était absolument stupéfiant et féérique. Mais cela remonte à une  quarantaine d’années et je ne sais pas s’il a encore lieu.

A défaut de fusées réelles les quilteuses en ont mis sur leurs quilts. La plus inspirée est sans doute la japonaise Etsuko Litaka . Mais d’autres quilts ont eté réalisés  par d’autres artistes.

Finale of Fireworks by Etsuko Iitaka, Japan

 

celebrate qwith fireworks inspiré par le quilt d’Etsuko Litaka

Linda Mc Gibbon

The Fireworks Mystery Quilt by Kathleen Mc Musing

Il existe heureusement pour nous des modèles plus simples à réaliser mais qui font tout de même leur petit effet!

 

Les plus anciens dessins ont été publié il y a longtemps comme celui-ci  « pyrotechnics » qui provient du Ladies’home  Journal.

Pour terminer je vous donne  un modèle simple  créé par Jaybird Quilts pour que vous puissiez vous lancer et faire votre propre quilt feux d’artifice!  A la base un simple carré divisé en trois… La difficulté consiste à tourner les blocs dans le bon sens pour obtenir la forme finale

A moins que vous ne préfériez tricher et mettre la couleur au mileu du bloc ( la partie blanche du dessin) ce qui facilite le montage. C’est ce qu’a fait Corey de Coriander quilts.

L’expo est finie

L’expo s’est terminée  pour la fête des mères. Un public passionné qui est resté des heures à tout examiner et à poser des  questions. Tous ces contacts si sympathiques m’ont fait énormément de plaisir. Le clou de l’exposition n’a pas été un de mes quilts anciens mais une robe que j’avais fait pour ma fille Chantal …. il y a déjà plus de 30 ans ce qui fait que si elle n’est pas encore antique elle est au moins vintage!

J’étais restée perplexe lorsqu’elle m’a demandé ce cadeau de Noël et j’ai profité de l’occasion pour faire des tas d’expériences .

Ma grand mère m’avait enseigné ce qu’on appelait alors la « dentelle de Milan », une dentelle à l’aiguille  faite à partir  d’un lacet bâti sur de la toile d’architecte ( une toile raide comme celle qui garnissait les vestons) . Le lacet était devenu introuvable et internet ne permettait pas encore de faire  des recherches hors de la France. J’ai donc décidé d’utiliser un lacet fin et flexible  qui a l’avantage d’ajouter de la couleur à l’ensemble.

J’ai continué à utiliser le lacet  pour créer des formes. Celui-ci est plus rigide mais le relief obtenu est très intéressant. J’ai aussi fabriqué de petites fleurs au crochet pour décorer les coutures en lieu et place de la broderie.

Et enfin j’ai expérimenté la broderie sur velours. Le velours est difficile à broder puisqu’on ne peut pas utiliser un dessin qui servirait de repère, j’ai donc utilisé un canevas dont j’ai ensuite enlevé les fils.

Nos grands mères contournaient la difficulté en faisant de merveilleuses peintures sur velours. Là aussi j’ai commencé à faire des expériences mais je n’ai pas encore eu le temps d’approfondir.

Pendant l’exposition sont arrivés les tout premiers exemplaires de « Créez votre Patchwork » un livre que Mireille Boss, alors présidente de France Patchwork, avais publié  il y a très longtemps en noir et blanc et qui était épuisé. Je l’ai mis en couleurs ce qui a demandé des heures et des heures de travail car il fallait refaire tous les dessins et moderniser un peu la présentation.  Le peu d’exemplaires que j’avais est parti très vite et j’étais ravie car c’est vraiment un ouvrage sur les techniques de base du patch  et j’avais peur d’en rebuter plus d’une.

Expo Avignonet

Celles d’entre vous qui m’avaient fait le plaisir d’assister à ma conférence aux archives municipales savent que le crazy est une de mes passions. Au fil des années j’ai rassemblé une petite collection de crazys anciens et j’avais toujours eu envie de leur consacrer une véritable exposition. Le problème étant toujours de trouver une salle!

La mairie d’Avignonet a eu la gentillesse de nous prêter une des salles de la médiathèque et je peux donc enfin réaliser mon rêve. Et la période choisie est idéale puisque une de mes récentes acquisitions a été dédié    en 1885 à une mère,  probablement par ses filles.

La médiathèque d’Avignonet est facile à trouver: il suffit de viser la tour qui est une des curiosités du village. Mais pour plus de sûreté Elisabeth a promis de prévoir un flêchage pour que nous n’ayons pas le problème rencontré à l’ESCAL de Nailloux!

Il y a deux sortes de crazys: les crazys « de musée » ces merveilleux ouvrages réalisés par les riches bourgeoises de l’époque victorienne, incroyablement préservés et décorés. La seconde catégorie est celle des crazys faits par les femmes américaines qui voulaient suivre la mode sans toujours en avoir les moyens financiers ou techniques- quand on travaille dur à longueur de journées on n’a pas le temps de broder des choses compliquées-

Je me suis toujours sentie en affinité avec ces femmes pour qui le patchwork pouvait être une façon de rêver et de créer dans une vie souvent bien austère et c’est à elles que j’ai pensé  tout au long du travail.  Nous serons là pour vous expliquer tout ce que vous ne savez pas encore sur la technique.

A bientôt.