Pendant des années, j’ai consciencieusement décoré le traditionnel arbre de Noël sans lequel Noël ne serait pas vraiment Noël.
Pendant longtemps nous achetions un sapin chaque année mais nous n’aimions pas vraiment participer au massacra annuel qui fait couper tant d’arbres au nom de la célébration de la fête. Nous l’avons alors remplacé par un arbre artificiel. C’était plus satisfaisant au niveau écologique mais ça ne remplaçait pas vraiment « le vrai ».
Et maintenant que les enfants sont adultes ainsi que les petits enfants j’ai de moins en moins envie de décorer toute la maison pour les fêtes comme je le faisais autrefois. Et cette année je n’avais rien envie de faire du tout! J’ai donc cherché une solution et la vue d’un petit film américain me l’a donnée. Il s’agissait de deux enfants dont la maman était si pauvre qu’elle n’avait pas les moyens d’acheter l’arbre et encore moins ceux d’acheter les guirlandes et boules indispensables à sa décoration. La petite fille décidait donc de dessiner l’arbre sur le mur de la chambre et de le décorer avec des capsules de bouteilles de bière récupérées dans le bar où travaille la maman.
Après tout un arbre n’a pas besoin d’être réel pour exister! Et on peu aussi faire simplement un panneau mural dont on peut varier la décoration et qui servira tous les ans.
Le premier et le plus simple est simplement composé de triangles. Il conviendra à celles qui préfèrent un panneau « dépouillé. »

Le deuxième peut être réalisé en pliages superposés façon Somerset patchwork revisité pour des rectangles. Cela donne une impression de relief et chaque morceau peut être décoré d’une grosse perle dorée ou de petites breloques comme celles qu’on utilise pour les bracelets.
Le suivant est astucieusement composé de morceaux superposés dont les bords ont été travaillés pour donner l’impression d’une vraie branche tombante. Et aux perles et breloques on a ajouté des guirlandes de perles.
Celui ci est composé uniquement de yoyos cousus sur un fond et abondamment décorés de perles. Il est très beau mais on pourrait le réaliser avec une séries de tissus verts ce qui ferait plus « sapin de Noël »
Une arbre tout simple à base de carrés et de triangles. le choix des tissus lui donne beaucoup de vie et lui aussi est décoré de guirlandes de perles. On a mis en haut une véritable étoile peut être un vestige d’une paire de boucles d’oreilles.
Celui ci pourrait être réalisé de façon astucieuse avec un centre en forme de cône sous lequel on a glissé une série de somerset -prairies points. Des étoiles sur le fond, des guirlandes de perles et aussi des décorations miniatures multicolores donnent l’impression qu’on a affaire à un arbre véritable.
Le dernier a été créé avec un simple tissu en forme de triangle appliqué sur un fond. Et en guise de décoration on a suspendu une série de yoyos précédés d’une grosse perle. 
Je ne sais pas encore ce que je vais faire moi même, peut être une simple combinaison des idées précédentes, bien que je sois très tentée par le dernier modèle: dans ce cas j’utiliserais des tissus métallisés pour les yoyos et j’ajouterais sans doute quelques guirlandes. Il n’est pas nécessaire de s’en tenir aux guirlandes de perles d’ailleurs, des rubans de papier coloré pour emballage donneraient sans doute un résultat intéressant surtout si on les fait un peu « tirebouchonner ».

La Mairie d’Avignonet a célébré le centenaire de l’armistice avec panache . Les chorales locales avaient appris pour l’occasion des chants patriotiques . Une belle cérémonie s’est tenue devant le monument au morts Et la très compétente association historique « Poussières d’Histoire » a organisé une exposition consacrée à cette guerre qui fut sans doute la dernière guerre patriotique.



Uniformes pieusement conservés dont ces fameux pantalons rouges qui ont causé tant de morts.
Une très belle selle bien astiquée elle aussi ce qui a préservé le cuir.
Il y avait même un brancard d’époque et un tablier de croix rouge rappel de ceux qui se sont dévoués, parfois au péril de leur vie , à aller chercher les blessés sur les champs de bataille pour les amener à a sécurité relative des hôpitaux de campagne.

Le club de patchwork a voulu apporter sa contribution à la commémoration et nous avons réalisé un quilt .
Une commémoration digne qui nous incite à ne pas oublier ce que deviennent un pays et ses habitants lorsque l’enfer se déchaîne.
Le temps estival d’hier et d’aujourd’hui nous a permis de nous remettre du mauvais temps qui accompagnait la Toussaint. Beaucoup d’entre nous sont allées fleurir les tombes familiales et l’on voit partout les merveilleux pots de chrysanthèmes qui se vendent pour l’occasion.
Hier comme chaque année Avignonet était en fête. La foire d’automne rassemblait des artistes, des artisans et les stands d’un vide grenier. Nous avions été très inquiets car la méteo n’était pas favorable et nous redoutions la pluie. Nous avons eu du soleil toute la journée! Hélas le vent d’Autan soufflait en tempête et a rendu la journée bien pénible pour ceux qui tenaient un stand à l’extérieur. Le maire avait dû décider au dernier moment d’en déplacer un certain nombre car leur sécurité ne pouvait pas être assurée sur le parvis de l’église. De nombreux visiteurs et flâneurs ont bravé les éléments et il faut dire que cela en valait la peine: une partie des stands étaient consacrée à ces métiers anciens et trop oubliés de nos jours.



Une fois de plus je suis tombée en arrêt devant le spectaculaire soufflet du chaudronnier, et devant l’habileté de la « balancière » qui tressait devant nous ses paniers d’osier. Il y avait aussi de nombreux objets en bois au fini impeccable, des lainages faits main à partir de laines moelleuses… et bien d’autres choses encore.













Aujourd’hui le parc a disparu il ne reste que quelques mètres autour de la maison, jardin négligé envahi par une végétation anarchique qui pousse jusque sur l’escalier d’entrée ou transformé en parc de stationnement.







Je trouve enfin le temps de trier mes photos , honte à moi. Mais entre la publication de mon dernier livre » La Folie des hexagones » et l’opération de mon petit chien qui m’a fait faire beaucoup de souci j’ai été très occupée. Tout va bien maintenant. Luna a retrouvé sa vitalité habituelle et le livre est lancé!. Vous pouvez le trouver dans la bibliographie du blog.
Mais les points forts de cette année étaient l’exposition des patchworks français de Michel Perrier et la plus belle exposition de papillons que j’ai jamais vue, oeuvres de Gabrielle Paquin. Gabrielle Paquin est une artiste atypique toujours très graphique, un graphisme accentué par l’emploi de tissus rayés.





L’autre jour j’ai déniché dans une boutique anglaise un petit livre d’occasion appelé » Friendship Quilt »


Par une de ces journées grises dont l’Angleterre a le secret nous sommes allées visiter le musée des machines de Leeds. Il a été installé dans une de ces usines textiles qui ont fait la richesse de la ville. Aujourd’hui, comme en France à Mazamet Castres ou Labastide Rouairoux, toutes les usines ont fermé et il ne reste plus que le souvenir de l’activité bourdonnante du lieu et de la richesse créée.











D’autres salles nous montrent les machines à coudre, elles aussi entassées dans la pièce au point qu’il devait être difficile de se mouvoir






















