Gabrielle Paquin à Labastide Rouairoux

Je trouve enfin le temps de trier mes photos , honte à moi. Mais entre la publication de mon dernier livre  » La Folie des hexagones » et l’opération de mon petit chien qui m’a fait faire beaucoup de souci j’ai été très occupée. Tout va bien maintenant. Luna a retrouvé sa vitalité habituelle et le livre est lancé!. Vous pouvez le trouver  dans la bibliographie du blog.

Donc comme tous les ans je suis allée faire un tour à Labastide Rouairoux.  J’ai toujours infiniment de plaisir à refaire le tour des machines fabuleuses sur lesquelles nos grands parents tissaient et filaient.

Les stands  à l’extérieur étaient toujours aussi pittoresques et pleins de merveilles .

Mais les points forts de cette année étaient l’exposition des patchworks français de Michel Perrier et  la plus belle exposition de papillons que j’ai jamais vue, oeuvres de Gabrielle Paquin. Gabrielle Paquin est une artiste atypique toujours très graphique, un graphisme accentué par l’emploi de tissus rayés.

Vous me direz que Gabrielle Paquin ne fait pas que des papillons, et vous aurez raison, mais j’adore les papillons et son traitement bien particulier du patchwork se prêtait admirablement au sujet en allégeant ce que les lignes auraient pu avoir de rigidité. J’ai donc pris quelques photos!

 

 

un livre charmant Friendship Quilts

L’autre jour j’ai déniché dans une boutique anglaise un petit livre d’occasion appelé   » Friendship Quilt »

Ce livre destiné à de très jeunes enfants raconte l’histoire d’une bande d’amis représentés par des animaux.

L’une d’entre eux,   Raddie,  pleure sa grand mère qui vient de mourir et rien ne semble capable de la faire surmonter son chagrin.

Ils décident donc de lui fabriquer un quilt de façon qu’elle soit entourée sans arrêt de leur présence amicale. Chacun fournit un morceau de tissu qui a pour lui une signification particulière et ils se mettent au travail. Voici le scan de quelques  pages.

Hank et ses amis rassemblent les morceaux de tissu. Nous allons les oudre ensemble pour faire un quilt dit Hank

Les amis cousent et cousent . C’est un dur travail. Ils se piquent avec leurs aiguilles et emmêlent leur fil

Raddie a les larmes aux yeux . Hank l’enveloppe dans le quilt et lui dit: ce quilt est plein de mémoires heureuses. Un par un les amis se glissent sous le quilt

Naturellement le quilt remplira son office et la petit fille se sentira consolée.

Un livre délicieux, assez curieusement écrit en Coréen par Cecil Kim , illustré par un Coréen Ha-Jin- Jeong et publié tout d’abord dans ce pays. Et qui illustre la façon dont le quilt  bien d’autres fonctions que celle de tenir chaud.

Le musée des machines de Leeds

Par une de ces journées grises dont l’Angleterre a le secret nous sommes allées visiter le musée des machines de Leeds. Il a été installé dans une de  ces usines textiles qui ont fait la richesse de la ville. Aujourd’hui, comme en France à Mazamet Castres ou Labastide Rouairoux, toutes les usines ont fermé et il ne reste plus que le souvenir de l’activité bourdonnante du lieu et de la richesse créée.

Naturellement l’usine est installée au bord de la rivière qui alimentait les machines grâce à l’énergie hydraulique produite par une roue gigantesque (et in-photographiable). Le lieu est merveilleux, verdoyant et nous ne nous lassions pas d’admirer ce cadre qui a aujourd’hui retrouvé sa puissance romantique.

Il a tout de même fallu grimper sur une fenêtre pour la prendre!

Après le barrage la rivière reprend son cours tranquille à peine perturbé

L’intérieur de l’usine est moins gai : des pièces immenses relativement obscures en dépit des nombreuses fenêtres,  contenant encore les alignements de machines qui servaient à l’industrie. Elles sont totalement vides aujourd’hui de la vie qui les animait alors.

une des salles avec son alignement de machines

La salle s’étire sur des dizaines de mêtres

Le musée contient des trésors comme une machine Jacquard

Ce métier est si haut et si énorme que ne n’ai pas pu le photographier en entier avec le recul dont je disposais

ou une « Little Jenny » la première machine à filer inventée en 1764 par James Hargreaves et actionnée à la main… Une rareté malheureusement coincée dans un entassement d’objets qui la met trop peu en valeur.

une machine tout en bois actionnée par une roue énorme

 

Comme d’habitude j’ai été séduite et impressionnée par les énormes machines destinées à filer puis à tisser ….

Cette machine prépare les fils pour qu’on puisse les monter sur le métier à tisser

D’autres salles nous montrent les machines à coudre, elles aussi entassées dans la pièce au point qu’il devait être difficile de se mouvoir

un peu floue, excusez-moi mais c’est une Singer bien sûr

et aussi les premières machines à repasser. Je crois sans en être sûre que ce premier fer électrique était aussi un fer à vapeur.


Des affiches nous présentent les travailleuses pour nous faire prendre conscience de leurs conditions de travail.

et aussi l’élection des reines du coton ou du chemin de fer, une pauvre façon de consoler les femmes du dur travail et de la paie insuffisante. Mais cela semblait attirer les foules.

Il y a d’autres machines mais je vous ai présenté seulement ce qui concerne notre passion commune, le tissu.

Si vous visitez le nord de l’Angleterre  ne manquez pas de faire une visite à ce musée trop peu connu et fréquenté.

Birmingham 2018

Toujours aussi séduisante l’exposition 2018. Tant de belles choses qu’il aurait fallu y passer les 4 jours pour tout voir. Voici donc un simple aperçu, j’ai pris plein de photos  en dépit de problèmes   avec mon appareil. Doreen m’en a envoyé d’autres. L’avantage est que nous sommes si différentes toutes les deux que nous avons trouvé le moyen de photographier des quilts tout aussi différents – avec quelques exceptions.

Voici une partie de celles que m’a envoyé Doreen. Malheureusement elle n’a pas noté les numéros et je n »ai donc pas pu retrouver les auteurs.

Kitty café

Après avoir beaucoup peiné pour améliorer mes performances en matelassage machine, j’ai décidé de faire une pause. Et nous sommes allées, ma fille et moi, faire un tour au Kitty café nouvellement ouvert à Leeds.

Nous sommes arrivées juste après l’heure de pointe de midi qui avait vu les chats harcelés par une bande d’enfants et d’adultes enthousiastes – en dépit des recommandations écrites en grosses lettres sur le mur d’entrée. la plupart des chats se reposaient donc tranquillement dans leur chatterie et ceux qui étaient restés étaient perchés hors d’atteinte sur les passerelles spécialement aménagées pour eux.

J’ai tout de même réussi à prendre quelques photos.

Une des passerelles

une vue du café. Cherchez les silhouettes de chat!

de là haut je jouis de la vue

comment allons nous nous croiser?

je domine la situation

je décore la vitrine

venez donc me chercher là haut

Et pour celles qui n’ont pas un Kitty café près de chez elles voici quelques quilts à caresser

David Taylon Marmalade

Chats en habit

préférez-vous un chat noir ou un chat blanc

les chats de « Lady et le clochard »

Lacaze 2

Je vous avais promis les photos des collages  « Art textile AnnSan ». Et puis ma fille est arrivée avec un monceau de couture à faire. Comme elle participe à des vide grenier on lui donne quantité de vêtements et elle cherche à utiliser ceux qui lui plaisent. Cela suppose de nombreuses transformations/ ajustements car naturellement ils ne lui plaisent pas  tels qu’ils sont. D’une certaine façon c’est amusant car elle a un esprit inventif remarquable, le problème étant de réaliser ses idées avec le matériel disponible et ça prend un temps fou.

Elle est repartie avec sa famille et des tenues neuves pour l’été. Donc voilà les photos promises

En fait il y a deux artistes différentes qui réalisent les collages et leur style est très différent. Mais je suis certaine que vous puiserez des idées nouvelles.

 

Lacaze 2018

Nous avions très peu de temps ce week end mais nous avons tout de même réussi à aller voir  une partie de l’exposition de Lacaze, celle qui se tenait dans le château.

Le château arbore fièrement une croix occitane en patchwork

Lacaze est un de ces villages antiques et paisibles dont le Tarn a le secret. Niché dans une vallée étroite, il est dominé et protégé par un énorme château du XVème siècle magnifiquement restauré et conservé qui a troqué son rôle de défenseur de la vallée contre celui de centre d’exposition de rêve.

Centre de rêve puisque les gigantesques salles aux murs de pierres brutes mettent merveilleusement en valeur les oeuvres qu’on y présente.

Il faisait un temps merveilleux et nous nous sommes attardées à contempler la vallée,  le Gijou qui l’irrigue et l’incroyable écrin d’arbres et de verdure.

 

Je n’ai pas eu le temps de trier toutes mes photos – je profite du soleil enfin revenu pour mener une lutte acharnée contre les mauvaises herbes qui ont profité de l’alternance pluie/ soleil  pour envahir mon jardin et qui prolifèrent avec une vigueur et une ténacité qu’on souhaiterait à toutes les fleurs qu’il faut dorloter dans leurs pots. Le temps fantasque de ces derniers mois m’incitant à ne pas compter sur ce qu’il se passera la semaine prochaine en matière de méteo.

Cette semaine je vous présenterai donc  simplement  l’exposition « sac de chutes » organisée part la Courtepointe qui se tenait au premier étage. La semaine prochaine je vous parlerai de l’exposition « Art textile AnnSan ».

L’étage du château propose  un étonnant mélange de grandes salles claires et de tout petits espaces – les salles des tourelles. Là aussi des murs de pierre brute servent de support. Les quilts semblaient faits pour le lieu ce qui n’a rien d’étonnant car ils se marient toujours très bien avec les bâtiments anciens.

Comme d’habitude j’ai photographié les quilts un peu au hasard, le thème « scrap » avait visiblement inspiré les couturières, tous étaient intéressants et superbement exécutés. Je me suis peut être davantage attardée sur les hexagones puisque je suis en train d’écrire un livre sur le sujet,et donc tout qui en comporte me saute aux yeux!

 

La Fibre Occitane expose Desedamas

 Je n’ai pas eu le temps, la semaine dernière de vous raconter ma visite à la première  exposition organisée à Cugnaux par la Fibre  Occitane. La Mairie avait prêté  un lieu superbe, le Pôle Culturel  impressionnant bâtiment aux espaces immenses inondés de lumière.

Deux artistes espagnoles, les soeurs Cécilia et Mercè Gonzales, qui créent  sous le nom « Desedamas », ce qui signifie « Plus loin que la soie ».  Lire la suite

Tapis de jeu et de lecture

Après la publication de mon article sur les quilts d’enfants, j’ai reçu une très gentille lettre de Dany Michon. Elle me disait avoir créé et  réalisé un tapis de jeu pour les enfants de Roques. Un tapis qui sert de support lorsqu’on raconte des histoires aux enfants. Un tapis avec lequel on peut jouer – les jouets associés au tapis permettent de s’identifier à la scène.

Les photos m’ont enthousiasmée et je lui ai demandé si elle accepterait de partager son travail avec nous, ce qu’elle a gentiment accepté.

Et assez curieusement,  au même moment  mon amie Béatrice m’a montré des tapis de lecture réalisés pour les enfants qui viennent visiter la bibliothèque de l’ESCAL. Le but est le même: servir de support aux histoires qu’on leur raconte. Ces tapis ont été conçus et réalisés pas une des bénévoles de la médiathèque Chantal Pélissier.

Ce qui est tout à fait étonnant c’est que les deux artistes ont choisi le même thème, les 4 saisons. Les 4 panneaux de Chantal – un pour chaque saison- sont destinés à de très jeunes enfants. Naïfs, clairs  et parlants, ils sont réalisés avec une combinaison d’appliqué, de peinture et de broderie machine.

 

Et il y a d’autres images à découvrir en soulevant certaines parties du tableau (je suis certaines que c’est la partie que les enfants préfèrent).

Dany a rassemblé les saisons sur un seul tapis rond qui évoque par sa forme la ronde des heures et des saisons. Les images sont très élaborées: paysages, histoires, choisis en fonction de la saison. Heureusement il y a une roue qui permet de décoder tout cela et elle a même fourni les jouets qui vont avec et permettent d’animer les saynètes. Dommage que ce soit virtuel, je me mettrai bien au jeu moi aussi.

 

 

Collages

Comme vous le savez toutes je suis plutôt du genre « traditionnel ». je préfère faire des variations sur des modèles classiques que me lancer dans ce qu’on appelle souvent « l’art textile »

Néanmoins j’ai été séduite par une technique qui prend de plus en plus d’importance dans la vie des quilteuses, le collage. Les quilts en collages sont une conséquence naturelle de l’amélioration des techniques. En effet pour les réaliser il faut utiliser les autocollants double face  de type vliesofix et pouvoir parfaire la fixation des tissus avec une matelage machine serré.

Le vliesofix permet à la fois de fixer les fibres du tissu – ce qui permet un appliqué sans couture- et de coller le tissu sur le fond d’un seul coup de fer…. On peut donc utiliser de tout petits morceaux qui  seront appliqués très vite, économisant des heures et des heures de travail patient.

Le matelassage machine ajoutera le relief et rendra cette fixation permanente.

Autre avantage du collage, il permet d’utiliser des tissus à gros motifs ou très fantaisie que l’on n’utiliserait généralement pas en patchwork. Et c’est le choix de tissu que nous ferons qui donnera au collage sa séduction.

Il existe actuellement plusieurs livres sur le sujet et certains artistes comme Laura Heine , Jan Donovan ou organisent des cours de formation. Pour ma part, je ne me suis pas encore essayée au collage, mais je le ferai certainement dés que j’aurai terminé le livre et l’article sur les hexagones.
En attendant je vous propose quelques oeuvres qui m’ont séduites sur le net.

Laura Heine

modèle Laura Heine

Laura Heine