La Mairie d’Avignonet a célébré le centenaire de l’armistice avec panache . Les chorales locales avaient appris pour l’occasion des chants patriotiques . Une belle cérémonie s’est tenue devant le monument au morts Et la très compétente association historique « Poussières d’Histoire » a organisé une exposition consacrée à cette guerre qui fut sans doute la dernière guerre patriotique.
L’affiche appelant à la mobilisation avait été pieusement conservée sous verre. Malheureusement la vitre a capté le reflet de la fenêtre située en face et endommagé la photo.
Ce que j’ai aimé dans cette exposition c’est qu’elle a aussi rendue hommage à tous les habitants du village qui ont participé aux combats et se sont illustrés en rapportant médailles et citations.
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J’ai été étonnée de la quantité d’objets rassemblés. Armes soigneusement entretenues : fusils, canon miniature et une des premières mitrailleuse,s.


Uniformes pieusement conservés dont ces fameux pantalons rouges qui ont causé tant de morts.

Une très belle selle bien astiquée elle aussi ce qui a préservé le cuir.
Il y avait même un brancard d’époque et un tablier de croix rouge rappel de ceux qui se sont dévoués, parfois au péril de leur vie , à aller chercher les blessés sur les champs de bataille pour les amener à a sécurité relative des hôpitaux de campagne.


A l’extérieur un authentique camion utilisé pendant la guerre
Le club de patchwork a voulu apporter sa contribution à la commémoration et nous avons réalisé un quilt .

Nous avions choisi de remplacer le drapeau par les fleurs de France qui le symbolisent! bleuets, marguerites et coquelicots, Et la mairie a fait de même: les gerbes déposées devant le monument au morts étaient faites des mêmes fleurs
Une commémoration digne qui nous incite à ne pas oublier ce que deviennent un pays et ses habitants lorsque l’enfer se déchaîne.



Le temps estival d’hier et d’aujourd’hui nous a permis de nous remettre du mauvais temps qui accompagnait la Toussaint. Beaucoup d’entre nous sont allées fleurir les tombes familiales et l’on voit partout les merveilleux pots de chrysanthèmes qui se vendent pour l’occasion.
Hier comme chaque année Avignonet était en fête. La foire d’automne rassemblait des artistes, des artisans et les stands d’un vide grenier. Nous avions été très inquiets car la méteo n’était pas favorable et nous redoutions la pluie. Nous avons eu du soleil toute la journée! Hélas le vent d’Autan soufflait en tempête et a rendu la journée bien pénible pour ceux qui tenaient un stand à l’extérieur. Le maire avait dû décider au dernier moment d’en déplacer un certain nombre car leur sécurité ne pouvait pas être assurée sur le parvis de l’église. De nombreux visiteurs et flâneurs ont bravé les éléments et il faut dire que cela en valait la peine: une partie des stands étaient consacrée à ces métiers anciens et trop oubliés de nos jours.



Une fois de plus je suis tombée en arrêt devant le spectaculaire soufflet du chaudronnier, et devant l’habileté de la « balancière » qui tressait devant nous ses paniers d’osier. Il y avait aussi de nombreux objets en bois au fini impeccable, des lainages faits main à partir de laines moelleuses… et bien d’autres choses encore.













Aujourd’hui le parc a disparu il ne reste que quelques mètres autour de la maison, jardin négligé envahi par une végétation anarchique qui pousse jusque sur l’escalier d’entrée ou transformé en parc de stationnement.







Je trouve enfin le temps de trier mes photos , honte à moi. Mais entre la publication de mon dernier livre » La Folie des hexagones » et l’opération de mon petit chien qui m’a fait faire beaucoup de souci j’ai été très occupée. Tout va bien maintenant. Luna a retrouvé sa vitalité habituelle et le livre est lancé!. Vous pouvez le trouver dans la bibliographie du blog.
Mais les points forts de cette année étaient l’exposition des patchworks français de Michel Perrier et la plus belle exposition de papillons que j’ai jamais vue, oeuvres de Gabrielle Paquin. Gabrielle Paquin est une artiste atypique toujours très graphique, un graphisme accentué par l’emploi de tissus rayés.





L’autre jour j’ai déniché dans une boutique anglaise un petit livre d’occasion appelé » Friendship Quilt »


Par une de ces journées grises dont l’Angleterre a le secret nous sommes allées visiter le musée des machines de Leeds. Il a été installé dans une de ces usines textiles qui ont fait la richesse de la ville. Aujourd’hui, comme en France à Mazamet Castres ou Labastide Rouairoux, toutes les usines ont fermé et il ne reste plus que le souvenir de l’activité bourdonnante du lieu et de la richesse créée.











D’autres salles nous montrent les machines à coudre, elles aussi entassées dans la pièce au point qu’il devait être difficile de se mouvoir
































